COTidienne
Marché des céréales du 26 février 2026 - Hausse générale pour les cours des céréales sur les marchés mondiaux grâce aux appels d’offres internationaux
L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 25 et le 26 février 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les cours des principaux contrats à terme sur le blé et sur le maïs ont progressé sur le CBOT et sur Euronext ce jeudi 26 février 2026, avec une hausse plus marquée pour le blé états-unien. Les prix du blé retrouvaient donc le chemin de la hausse après trois séances de baisse de par et d’autres de l’Atlantique alors que le maïs poursuit son mouvement haussier, avec un bond de 11 €/t sur l'échéance de mars 2026 et de 1 €/t sur celle de juin 2026. Les prix du blé tendre et de l'orge fourragère ont légèrement progressé sur le marché physique français, gagnant 0,50 €/t sur la période février-mars en rendu Rouen, leur place de référence. Les cours du maïs bondissaient de 11 €/t sur la période février-mars en rendu Bordeaux, sa place de référence.
Aux Etats-Unis, comme à l’international, les opérateurs observent toujours la météorologie, craignant un état de sécheresse grandissant sur les zones de cultures en hard comme en soft red winter. Mais des pluies sont prévues la semaine prochaine. Le redoux en Europe en général va faire du bien aux cultures qui étaient sous l’eau en raison des récentes inondations. Il faudra cependant surveiller les dégâts potentiels et les possibilités de ressemis. Différents appels d’offres importants, supérieurs à 600 000 t, (Algérie, Arabie saoudite) ont largement contribué à la hausse du blé. Mais la compétitivité des origines mer Noire demeure redoutable. Le président du syndicat des meuniers ukrainiens, Rodion Rybchynskyi, a annoncé le 24 février qu’il lançait une plateforme de courtage pour aider ses membres à vendre leur farine et les sons issus de cette production à l’international.
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En maïs, le contexte est toujours haussier, pour les grains comme pour l’éthanol et des pluies sont attendues pour la fin du mois en Argentine. La moisson de maïs de première récolte au Brésil pourrait s’accélérer dans les jours qui viennent grâce à un temps sec sur le sud-est du pays. Mais d’autres régions craignent des pluies qui pourraient freiner une partie des récoltes et une partie des semis de maïs de seconde récolte. La demande internationale mais aussi sur le nord Europe, demeure ferme, y compris sur la campagne 2026/2027. Sur Euronext, les cours progressaient grâce à la hausse des cours à Chicago et à celle du blé en Europe. La Turquie aurait acheté un volume de maïs assez conséquent et l’origine Ukraine revient sur la scène internationale. Selon APK-Inform, les prix d’achats du maïs fourrager au départ des ports ukrainiens sont en hausse depuis le début de la semaine grâce à une plus forte demande de la demande à l’exportation et une certaine rétention de la part des agriculteurs du pays.
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Côté météorologie, les pluies se prolongent, notamment dans le nord du pays et dans les régions centrales, mais la partie sud du pays reste frappée par la sécheresse.
Par ailleurs, il faudra surveiller l’évolution de la paire euro-dollar dans les jours à venir, repassée sous les 1,18 cette dernière semaine mais flirtant à nouveau avec ce seuil depuis 24 h. Les cours du pétrole, Brent comme WTI, ont tendance à reculer.
Commerce international :
Etats-Unis, blé, ventes à l’exportation hebdomadaires : pour la semaine se finissant au 19 février 2026, 350 000 t, dans les attentes des analystes (source : USDA)
Etats-Unis, maïs, ventes à l’exportation hebdomadaires : pour la semaine se finissant au 19 février 2026, 685 800 t, au-dessous des attentes des analystes (source : USDA)
Etats-Unis, maïs, exportation : 178 000 t vers le Japon, dont 154 000 t sur la campagne 2026/2027 et 24 000 t sur 2027/2028 (source : USDA)
Russie, blé, exportations : 1,66 Mt entre le 1er et le 20 février 2026, soit 10,6 % de moins que la même période en 2025 (source : Interfax/Syndicat des grains de Russie)
Russie, blé, exportations : vues à 45,4 Mt, soit 300 000 t de moins que la précédente estimation, pour la campagne 2025/2026 ; pour 2026/2027, elles sont vues à 41,7 Mt, soit 2,1 Mt de plus que la précédente prévision (source : SovEcon)
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