L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 24 et le 25 février 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les prix du blé sur Euronext ont très légèrement progressé sur la récolte 2024 (+0,50 €/t sur l’échéance mars et +0,25 €/t sur l’échéance mai) mais se sont repliés sur la prochaine campagne commerciale, entre le 24 et le 25 février. Et ce, malgré le raffermissement de l’euro face au dollar et le retour d’un temps plus clément pour les cultures européennes. Le contrat maïs sur Euronext a quant à lui quelque peu renchéri sur la récolte 2024 (+0,75 €/t sur l’échéance mars et +0,50 €/t sur les échéances juin et août), à la faveur d'un prix de marché plus compétitif que l'origine ukrainienne. Profitant de la forte baisse des cours de la veille, des achats techniques ont également permis aux cours de se maintenir, malgré le repli tarifaire du maïs états-unien. En récolte 2025, la céréale débute en baisse sur l’échéance novembre (-0,50 €/t) pour ensuite progresser sur les suivantes (jusqu’à +0,50 €/t). Sur le marché physique français, les prix du blé tendre et de l’orge fourragère en sympathie ont enregistré une petite hausse d'un jour sur l'autre, plus marquée pour le maïs.
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Les cours du blé sur le CBOT ont bien reculé, lors d’une séance animée par des ventes techniques et de la part des fonds. Les inquiétudes se dissipent concernant les risques de gel aux Etats-Unis et en Russie. La hausse de prix des blés russes redonne un peu de compétitivité aux autres origines, notamment états-unienne. L'Egypte a annoncé qu’il disposait de suffisamment de blé pour les cinq mois à venir. Les opérateurs sont également très attentifs aux amplitudes de fluctuation du dollar face au dollar. Le contrat maïs sur le CBOT a encore perdu du terrain mais dans une bien moindre mesure que la veille. Les acteurs du marché ont toujours les regards attirés par la météorologie en Argentine et la seconde période de semis au Brésil. La demande mondiale en maïs apparaît comme toujours solide mais des annonces d’augmentation de l’offre pourrait être considérée comme baissière par les marchés. On en saura plus en cette fin de semaine avec le forum annuel sur l’offre et la demande mondiales en céréales de l’USDA. Par ailleurs, les annonces de Donald Trump sur la prochaine application de taxes douanières à l’importation sur les produits en provenance du Canada et du Mexique, et le risque de représailles inhérentes de la part de ces deux pays, ont également pesé sur les cours du maïs états-unien. L’appel d’offres algérien pour 240 000 t de maïs n’a pas inversé la tendance baissière.
Les cours du pétrole ont nettement reculé mardi « alors que la confiance des consommateurs américains est en berne un mois après l'entrée en fonction de Donald Trump et que le marché craint une éventuelle levée de sanctions américaines contre la Russie », selon l’AFP. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, a reculé de 2,35 % à 73,02 dollars et celui de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, 2,50 % à 68,93 dollars. L’euro s’est quant à lui quelque peu renforcé face au dollar, passant de 1,0467 $ lundi à 1,0514 $ mardi.
Côté macroéconomie, Donald Trump est confronté à un premier test concernant sa politique intérieure : la Chambre états-unienne des représentants doit se prononcer sur une résolution concernant l’adoption des mesures phare du nouveau président. Cette résolution permettrait l’examen d'une loi budgétaire pour l'année 2025, qui comprendrait jusqu'à 4 500 milliards de dollars de baisse d'impôts et une baisse des dépenses publiques fédérales de 2 000 milliards de dollars sur les dix prochaines années. Or, certains élus s'inquiètent du risque électoral de diminuer fortement certains programmes publics très populaires. En France, l’agence de notation S&P publiera vendredi sa première notation sur le pays depuis l’arrivée de François Bayrou comme Premier ministre. A noter également, dans les ports français, des mouvements de grève perlée pendant ce mois de février, à l’appel de la Fédération nationale des Ports et Docks CGT, au sujet des conditions de retraites des dockers.
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Commerce international :
Russie, blé, exportations : vues à 42,2 Mt, soit 600 000 t de moins que lors de la précédente estimation, pour la campagne 2024-2025 ; vues à 38,9 Mt pour la campagne 20025-2026 (Source : SovEcon)
Algérie, blé, achat : entre 150 000 t et 170 000 t, a priori en origines zone mer Noire (source privée)
Thierry Michel et Karine Floquet
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