L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 15 et le 16 mai 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les prix du blé ont reculé sur Euronext entre le 15 et le 16 mai en raison du manque de demande des pays importateur. Ceux du maïs ont progressé de manière modérée en ancienne et en nouvelle récolte.
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Les cours du blé ont reculé vendredi sous la pression de conditions météorologiques globalement satisfaisantes en hémisphère nord et une demande timide malgré le retour aux achats de l’Algérie et de l’Arabie saoudite. En Chine, les prévisions climatiques annoncent à nouveau un temps sec dans la région du Henan. Cependant, le marché ne tient pas compte de ce facteur haussier dans les cours, en l'absence d'accident climatique majeur chez les principaux pays exportateurs de blé, d’après les opérateurs européens. En Australie, les semis de blé reculent de 5,2 % sur un an en raison de la baisse des prix du blé et de la hausse du coût des engrais, selon les analystes de Rabobank. Ceci confirme la tendance de l’USDA avec un recul de la récolte australienne de blé à 31 Mt, compensée par la hausse de la production en Argentine. Sur le CBOT, les cours du blé ont baissé vendredi sous la pression de bonnes perspectives de rendement au Kansas, modérée par de bonnes ventes états-uniennes à l’export.
En France, les prix du maïs ont progressé modestement en ancienne récolte. La baisse des surfaces 2025-2026 de maïs français annoncée la semaine dernière par l’Agreste (-7,6 % entre les récolte 2024 et 2025) est modérée par l’AGPM. En effet, l’organisation de producteurs estime ce recul des surfaces entre 2 % et 5 % sur un an, d’après une déclaration du président Franck Laborde auprès d'Agra Presse. Sur le CBOT, les cours du maïs ont baissé sous la pression de l’arrivée de pluies dans le Midwest. Certes, les précipitations devraient ralentir l’avancée des semis mais sont favorables à la levée des graines.
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Sur le volet macroéconomique, l’euro a reculé de manière modérée face au dollar avec une perte de -0,26 %, selon Boursorama. Les opérateurs ont salué la reprise des importations aux États-Unis. À New York, le cours du pétrole a progressé de +1,17 % avec le soutien de la demande, portée par l’apaisement des relations commerciales entre la Chine et les États-Unis.
Fondamentaux :
Australie, blé, surfaces 2025-2026 : 12,6 Mha, en baisse de 5,2 % en un an (source : Rabobank)
Commerce international :
États-Unis, blé, ventes hebdomadaires : 804 800 t au 8 mai, au-dessus des attentes (source : USDA)