L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 29 avril et le 1er mai 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Alors que les négociations entre l’Iran et les Etats-Unis s’enlisent et que le retour du conflit armé semble inéluctable, le prix du pétrole avait baissé ce jeudi 30 avril. les cours du pétrole ont régressé sur le marché mondial entre le 30 avril et le 1er mai 2026, affichant -3,13 $ le baril à Londres (Brent) sur l’échéance juin 2026, à 101,94 $ le baril, et -2,23 $ le baril à New York (Nymex WTI) sur l’échéance juillet 2026, à 108,17 $ le baril. L’euro s’est affaibli encore face au dollar, pour la deuxième séance consécutive, passant de 1,1736 $ le 30 avril 2026 à 1,720 $ le 1er mai 2026 (-0,14 %), selon le site Boursorama, ce favorise les exportations de marchandises européennes sur le marché mondial. L’euro affiche +2,31 % sur un mois mais -0,18 % depuis le 1er janvier 2026.
Les prix du blé et du maïs sur le marché de Chicago du CBOT ont progressé ce jeudi quelle que soit l’échéance. Le prix du blé sur l’échéance de mai 2026 a progressé de 0,75 cts$/boisseau pour s’établir à 624,5 cts$/boisseau alors que sur mai 2027 la progression était de 0,50 cts$/boisseau à 624 cts$/boisseau.
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Le prix dumaïs sur le CBOT grimpait quant à lui de 3 à 6 cts$/boisseau selon les échéances. Sur mai 2026, il augmentait de 3,50 cts$/boisseau à 468,25 cts$/boisseau tandis qu’il augmentait de 4,50 cts$/boisseau sur décembre 2026 à 498,75 cts$/boisseau.
Les prix évoluent à la hausse depuis plusieurs jours sous l’effet des conditions météorologiques et du contexte géopolitique. Les pluies pourraient ralentir le semis de maïs aux Etats-Unis. Au Brésil et en Argentine, les conditions météorologiques sont favorables aux céréales. En semaine 16, selon le ministère de l’Economie, 32 % des surfaces de maïs étaient récoltées contre 28 % l’année dernière à la même période. En Australie les conditions météo sont favorables aux travaux agricoles mais certains territoires comme l’ouest australien devraient souffrir de sols trop secs. Les ventes états-uniennes à l’export publiées par l’USDA étaient dans les attentes du marché. L’Indonésie a annoncé durcir ses conditions à l’importation de certains produits, avec pour conséquence une baisse probable de ses importations, qui inquiète les marchés.
Face à la hausse du prix des engrais sur le marché mondial, le conseil agraire ukrainien a sollicité le gouvernement pour supprimer les droits de douane sur ces intrants à l‘importation.
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Par ailleurs SovEcon a relevé ses prévisions d’exportations de blé de la Russie pour la campagne 2025-2026 de 0,9 Mt à 47,4 Mt et pour la campagne 2026-2027 de 1,4 Mt à 45,2 Mt, en raison de bonnes perspectives de récolte dans le sud de la Russie. Les dernières livraisons de blé russe mettent en évidence un dynamisme des ventes à l’export, plus élevé que ce qui était attendu par le marché.
Sur Euronext, le prix du blé baissait de 1 à 3 €/t selon les échéances. Sur mai 2026, le prix du blé était à 191,50 €/t en baisse de 3,75 €/t tandis que sur mai 2027 il diminuait de 2,75 €/t pour se fixer à 230,75 €/t. Le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer paru ce jeudi 30 avril montrait que les conditions de culture du blé d’hiver passaient de 83 à 81% contre 74 % l’année dernière. Le stade 2 neufs a 9 jours d’avance par rapport à 2025 tandis que le stade épiaison passe de 2 % à 13 % contre 4 % en 2025. Les évolutions sur l’orge des conditions de culture sont similaires à celles présentées sur le blé.
Le prix du maïs sur Euronext diminuait également ce jeudi. Sur mai 2026, le prix du maïs perdait 1,25 €/t à 223,50 €/t tandis qu’il perdait 3,25 €/t sur juin 2027 à 218,25 €/t. Le stade semis du maïs passait de 56 % à 73 % contre 60 % sur la campagne précédente, selon le rapport Céré’Obs. Le stade « levée » passe quant à lui de 12 % à 34 % contre 34 % en 2025. Le prix du maïs fourrage en Ukraine a poursuivi sa hausse, tirée par une forte demande tant nationale qu’à l’export et une offre limitée par les agriculteurs.
La récolte d’orge d’hiver pourrait être bonne au Royaume-Uni favorisée par des conditions météorologiques favorables au développement de cultures. Le prix élevé des intrants n’aura pas d’incidence sur l’orge d’hiver mais pourrait affecter les cultures de printemps. De même, l’attaché agricole de l’USDA au Royaume-Uni a annoncé que la production de céréales va rebondir après des années difficiles. Le rendement en blé devraient augmenter en 2026-2027 à 7,94 t/ha contre 7,45 t/ha l’année dernière. Avec une superficie cultivée relativement stable, la production de blé devrait ainsi passer de 12,3 Mt à 13,5 Mt. Un risque de rouille jaune sur le blé pourrait venir perturber ces prévisions.