À Limoise, le GAEC Thiériot mise sur la diversification

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Frédéric Thiériot, Corinne Gaujour et Pierre Thiériot, la fratrie Thiériot associée en GAEC depuis 2018. Crédits : © GAEC Thiériot

Élevage charolais, ovins Texel et maraîchage biologique : à Limoise, le GAEC Thiériot conjugue plusieurs productions sur 270 hectares. Porté par trois associés, cet outil familial a développé un atelier de légumes et de petits fruits rouges de 2,5 hectares, valorisé notamment en vente directe.

Trois associés, plusieurs productions

Au GAEC Thiériot, la diversification agricole s’inscrit dans une histoire familiale. 

Le grand-père élevait déjà des bovins charolais et des ovins Texel. 

En 2004, Frédéric Thiériot s’est installé avec son père. 

Après le décès de ce dernier et le départ en retraite de leur mère, son frère Pierre et leur sœur Corinne Gaujour ont rejoint la structure en 2018.

Aujourd’hui, les trois associés conduisent une exploitation de 270 hectares, avec environ 150 vaches, un troupeau ovin et un atelier maraîcher développé sur 2,5 hectares. 

Trois salariés permanents et des saisonniers viennent renforcer l’équipe selon les besoins. 

Sur le plan économique, un équilibre se fait : « tout est mélangé économiquement mais financièrement le maraîchage dégage assez pour sortir les salaires. Selon les années, il peut y avoir quelques petits flux mais globalement chaque atelier est autonome financièrement », explique Pierre Thiériot. 

Il poursuit : « contrairement à l’élevage, 70 % des charges sont la main-d’œuvre car il y a peu de mécanisations ».

 

 

Du maraîchage à la vente directe

Le maraîchage s’est imposé dans le parcours de Pierre Thiériot après trois années passées dans une importante entreprise maraîchère de l’Allier, puis plusieurs expériences dans la vente et la production de fruits et légumes. 

À son installation sur la ferme familiale, il a choisi de développer cette activité, avec une maîtrise de la production jusqu’à la commercialisation.

« J’aime bien la partie maraîchage, parce qu’il y a des rotations très courtes. Il y a aussi la vente directe, avec un produit qu’on maîtrise de A à Z », explique-t-il.

Certifié en agriculture biologique, l’atelier joue la carte de la diversité plutôt que celle de gros volumes sur une seule culture. 

Six parcelles accueillent pommes de terre de conservation, carottes, betteraves, panais, haricots verts, poireaux, céleri-rave, ail, oignons, échalotes et courges. 

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« On n’a pas beaucoup de quantités sur une ou deux productions, mais on a beaucoup de diversité. »

Dix serres complètent les surfaces de production.

À cette gamme s’ajoutent fraises, framboises, groseilles, cassis et mûres, ainsi qu’environ 200 arbres fruitiers, notamment des pêchers et des pruniers. Une partie des récoltes est transformée en confitures ainsi qu’en sorbets.

 

 

Réduire le désherbage et la pénibilité

La diversité des cultures s’accompagne d’une adaptation des pratiques. 

Pour préserver l’humidité des sols et limiter les interventions, certaines productions sont conduites sans travail du sol, avec un paillage organique à base d’enrubannage.

Les oignons sont notamment plantés après les courges et se développent à travers cette couverture. 

« On limite l’enherbement, le désherbage manuel et on utilise moins d’eau, puisque le paillage maintient la fraîcheur. » 

D’autres cultures restent conduites avec un travail mécanique du sol.

La réduction de la pénibilité pour la main-d’œuvre constitue un autre objectif. 

Des équipements adaptés, dont des chariots de récolte électriques, facilitent les opérations quotidiennes.

 

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