Fourrages Les semis de prairie à l'étude

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La plateforme «Herbe Richesse du Forez» à Saint-Just est dédiée à plusieurs essais dont les différents résultats et analyses seront présentés le 3 juin prochain Crédits : © M. Comte

A Saint-Just dans le Livradois-Forez, la plateforme d'essais "Herbe Richesse du Forez" est dédiée à l'évaluation de plusieurs techniques culturales. La Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire et de la Loire ont installé, entre autres, un essai pour évaluer différents itinéraires techniques d'implantation de prairies temporaires.

Labour or not labour ?

Treize bandes ont été semées pour évaluer l'impact des pratiques sur la vie du sol et les résultats de la prairie. "Les agriculteurs se posent de plus en plus de questions sur les impacts de leurs travaux sur leur sol" témoigne Stéphane Violleau, conseiller fourrages à la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme.
La plateforme comprend plusieurs bandes "témoins" semées sur un sol nu, après un labour, en fin d'été, autrement dit suivant un "itinéraire classique". "Le labour permet une meilleure gestion des adventices, de l'enfouissement des effluents et résidus de culture. Cependant, il a l'inconvénient d'alourdir les charges de travail et d'avoir des impacts lourds sur le sol (érosion, bouleversement de la vie biologique…)."  Alors quelles solutions ?
La première est l'implantation de prairie sans labour. Son premier avantage est de réduire les coûts des travaux et le temps de travail (0,40 h à 1h55/ha). Surtout la technique préserve la structure du sol, favorise la vie microbienne, la concentration des éléments nutritifs, limite l'assèchement en profondeur et les risques d'érosion. Sur la plateforme, plusieurs itinéraires techniques (ITK) ont été testés : semis direct, semis sur travail du sol simple (après déchaumage) et un semis après déchaumage plus combiné herse rotative. Entre ces trois ITK, le coût et le temps de travail augmentent en fonction du nombre de passages. Quant à la réussite de l'implantation, plus le sol est travaillé plus la prairie est bien en place et le salissement maîtrisé. " Du moins c’est ce que nous observons jusqu’alors " tempère Stéphane Violleau.

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Semis sous couvert

Plus innovant, la Chambre d'agriculture a semé plusieurs bandes sous couvert de céréales ou méteil d'automne. La technique permet de retarder les semis de prairies à l'automne en cas de sécheresse en fin d'été. Le couvert va ainsi préserver la jeune prairie et offrir une couverture du sol plus rapide. "Elle permet d'assurer une récolte de stock fourrager dès le printemps suivant avec la récolte du méteil, tout en laissant le temps à la végétation prairiale de s'implanter."
Deux méthodes ont été testées. La première est un semi à l'automne, en même temps que le méteil permettant une récolte précoce de ce dernier au printemps. "La technique est satisfaisante sur les prairies de courte durée (ray-grass). Nous poursuivons les observations et les analyses pour se prononcer sur les prairies de longue durée." Le point noir de cet ITK est le coût de la semence.
La seconde méthode consiste en un semis en sortie d'hiver, sous couvert d'une céréale ou méteil semé à l'automne. "Il faut viser un semis de la prairie proche du stade épi 1 cm."
Les analyses des prairies sont encore en cours. Les résultats finaux de ces essais seront connus après les premières récoltes et lors de leur présentation le 3 juin prochain à l'occasion de la journée dédiée à l'"Herbe Richesse du Forez".

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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