Les restrictions d’eau allégées, mais la vigilance reste de mise

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La situation hydrologique s’améliore progressivement dans le département. Un nouvel arrêté préfectoral assouplit les restrictions d’eau en Creuse. La plupart des bassins versants quittent le niveau de crise. Une amélioration de la situation hydrologique qui reste toutefois fragile et appelle à maintenir les efforts de sobriété.

Après plusieurs semaines de conditions difficiles, les précipitations observées depuis la fin du mois de septembre ont permis une remontée des débits des cours d’eau. Une amélioration encourageante, qui ne signifie toutefois pas un retour à la normale. Les réserves d’eaux souterraines restent fragiles et les prévisions météorologiques incitent à maintenir une gestion prudente de la ressource.

Presque tout le département passe en alerte

Après consultation du comité ressource en eau, le préfet a décidé d’assouplir les mesures de restriction. Quatre bassins versants du département, à savoir la Vienne amont, la Creuse amont, la Creuse aval et le Cher, passent ainsi du niveau de crise au niveau d’alerte.

Concrètement, certaines pratiques redeviennent possibles, mais restent encadrées. En revanche, le remplissage et les vidanges totales des plans d’eau restent interdits.

Le cinquième bassin, le sous-bassin de la Dordogne, qui comprend les communes de Saint-Martial-le-Vieux, Saint-Oradoux-de-Chirouze et Saint-Merd-la-Breuille, bénéficie, lui, d’une levée complète des restrictions.

Des économies d’eau toujours indispensables

Malgré cet assouplissement, les exploitants agricoles et le grand public en zone d’alerte ne retrouvent pas encore une liberté totale dans leurs usages. L’arrosage des jardins potagers, des espaces verts et des pelouses reste interdit entre 8 h et 20 h. Les jardins professionnels sont soumis à une restriction plus stricte, avec une interdiction entre 13 h et 20 h. Même principe pour l’arrosage des terrains de sport et l’irrigation des cultures par aspersion, interdits entre 8 h et 20 h. L’irrigation localisée des cultures, elle, ne fait l’objet d’aucune restriction.

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Concernant l’abreuvement des animaux, aucune restriction n’est imposée. Les éleveurs peuvent donc continuer à utiliser les ressources en eau habituelles pour abreuver leurs troupeaux, même si la préfecture recommande, dans la mesure du possible, de privilégier des solutions alternatives afin de préserver les cours d’eau et les nappes souterraines.

La préfecture rappelle que cette amélioration reste fragile. Si les débits des cours d’eau remontent, les nappes souterraines n’ont pas encore bénéficié d’une recharge significative. La situation demeure donc fortement dépendante des prochaines précipitations. Particuliers, agriculteurs, collectivités et professionnels sont ainsi invités à poursuivre leurs efforts de sobriété, notamment en privilégiant la récupération d’eau de pluie et les dispositifs de stockage déconnectés du réseau hydrographique.

Pour connaître précisément les restrictions applicables à chaque commune et à chaque adresse, les habitants peuvent consulter la plateforme gouvernementale VigiEau. Car si la Creuse sort de la situation de crise, la préservation de la ressource en eau reste plus que jamais une nécessité.

d’après communiqué Préfecture de la Creuse

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