Les recommandations du Cese pour l’agriculture

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Dans un avis sur les risques systémiques qui concernent l’agriculture, le Cese formule quatorze préconisations pour améliorer la connaissance, la prévention et l’indemnisation. Il recommande notamment de développer l’assurance paramétrique agricole. Crédits : © Émilie Durand/Illustration

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a adopté en séance plénière, le 13 avril, un avis visant à renforcer le modèle assurantiel face aux risques climatiques, cyber et de pandémie. Trois risques dits « systémiques » car les volumes et l’étendue des pertes sont tels que le fonctionnement classique du marché de l’assurance – où les primes des non-sinistrés permettent de couvrir les pertes des sinistrés – est mis en péril. « Pour repousser le spectre de l’inassurabilité, qui serait un marqueur de perte de solidarité et de plus grandes inégalités face aux risques, le Cese entend fournir des éléments de réponse globaux […] sous l’angle assurantiel mais aussi sous l’angle des politiques publiques », a annoncé en préambule la rapporteure Fanny Arav (groupe Unsa).
Dans son avis long d’une centaine de pages, le Cese formule quatorze préconisations visant à mieux connaître, mieux prévenir et mieux indemniser les risques. L’une des mesures phares porte sur la connaissance du risque. « Le Cese appelle à créer un véritable “risk management” public », a déclaré le deuxième rapporteur François-Xavier Brunet (groupe entreprise). « L’État doit jouer pleinement son rôle de coordinateur et de stratège en créant une autorité politique de plein pouvoir, de plein exercice, chargée de la prévention et de la gestion des risques majeurs, de façon transversale », a-t-il poursuivi. Le rapport précise que la nouvelle instance doit être « placée au plus haut niveau de l’Etat », dotée de moyens « pérennes » et « d’un pouvoir consultatif et d’arbitrage », sans toutefois priver les ministères de « leurs prérogatives en matière de gestion des crises ».

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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