lait Les producteurs de lait veulent des prix rémunérateurs

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Il existe encore des failles dans la loi Egalim : les prix " ne ruissellent pas " assez vers les producteurs car le prix d’achat ne figure pas sur les contrats et la grande distribution poursuit toujours sa guerre des prix Crédits : © HLP

Thierry Roquefeuille, président, a résumé l’esprit des échanges qui ont eu lieu lors de l’assemblée générale de la FNPL autour de la loi Egalim et la volonté pour les éleveurs laitiers de gagner décemment leur vie : " Il ne faut pas avoir honte de dire que je suis éleveur laitier et que je souhaite gagner deux smic “. “ Notamment pour assurer le renouvellement des générations ", a ajouté Samuel Vandaele, président de JA. Car après deux ans d’application, la loi Egalim ne satisfait pas les producteurs de lait. Il y a pourtant des raisons de positiver avait, peu auparavant, indiqué Philippe Bertrand, journaliste “économie-consommation” au quotidien Les Echos. Pour lui, le bilan de la loi Egalim est plutôt positif car elle n’a été contestée par personne, " même pas par les distributeurs ". Elle a permis de " construire des indicateurs de production " même s’ils sont encore " perfectibles " et qu’elle a " freiné la déflation continue des prix constatée depuis plus de 10 ans ", a-t-il justifié. Mais comme les producteurs de la FNPL, il considère qu’il existe encore des failles : les prix " ne ruissellent pas " assez vers les producteurs car le prix d’achat ne figure pas sur les contrats. De plus, la grande distribution poursuit toujours sa guerre des prix. " Les six groupes de distribution français figurent parmi les 50 premiers groupes mondiaux ", a-t-il indiqué. Enfin " les organisations de producteurs doivent se regrouper pour peser encore plus dans les négociations ", a ajouté le journaliste, " même si sur ce point, la filière lait s’en sort un peu moins mal " que dans d’autres secteurs, a tempéré Samuel Vandaele.

" Sanctuariser le coût de production "

" Nous ne voulons plus de prix bas ", a martelé Thierry Roquefeuille qui veut supprimer la Loi de modernisation de l’économie (LME) qui saborde tout le travail qui a été fait avec la loi Egalim. Le Ministre Julien
Denormandie partage d’ailleurs son avis, qualifiant cette LME de " loi de déflation du prix qui instaure une non-négociabilité tout le long de la chaîne (…) La politique sociale ne peut pas reposer uniquement sur le pouvoir d’achat des consommateurs (…) au détriment de la rémunération des agriculteurs ", a-t-il tranché. Afin que le principe de la construction du prix en marche avant, prenne réellement forme, le ministre de l’Agriculture compte s’appuyer sur la contractualisation, la pluriannualité, le tripartisme et la transparence. " Il faut sanctuariser le coût de production des agriculteurs ", a-t-il martelé. La proposition de loi du député Besson-Moreau (Egalim 2) y parviendra-t-elle ? " Il faut qu’elle soit plus contraignante et qu’elle colle à la réalité des marchés français ", a souligné le président de la FNPL. Cependant, sanctuariser le coût de production revient à verrouiller le prix de base et " revenir à une sorte de contrôle des prix. Une intention qui va à l’encontre de l’esprit libéral du ministère de l’Économie ", a indiqué Philippe Bertrand. " N’oublions pas que le projet de loi sera soumis à la pression des lobbies qui vont peser sur la rédaction de certains amendements ", a glissé Marie-Thérèse Bonneau, première vice-présidente de la FNPL, dont c’était la dernière assemblée générale.

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Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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