Les échanges ont été introduits par Pierre Brenon, élu à la Chambre d'agriculture de l'Allier : « historiquement, l'institution a toujours été à la pointe concernant les productions végétales, essentiellement les céréales mais aussi les oléagineux et protéagineux. La Chambre d'agriculture de l'Allier, chaque année, implante de multiples essais sur des parcelles d'exploitants volontaires. Je tiens d'ailleurs à les remercier pour leur implication car avoir un essai chez soi, c'est toujours gourmand en temps. Ces essais ont pour objectif de permettre à tous les agriculteurs de bénéficier de références les mieux adaptées aux différents contextes pédoclimatiques du département. La finalité est, pour les agriculteurs, de satisfaire la triple performance sachant que la propriété est de pouvoir améliorer la production et la marge des agriculteurs. La diminution des intrants est bien évidemment prise en compte. Le choix des essais est assuré en toute indépendance et objectivité par la Chambre d'agriculture de l'Allier. À ce titre, elle travaille avec différentes firmes de semences et de produits phytosanitaires mais aussi de produits de bio contrôle. Ces dernières nous mettent à disposition les produits mais il faut savoir aussi qu'aucune prestation ne leur est facturée. Tout résultat d'essai publié est porté à la connaissance de tous les agriculteurs ».

Une trentaine d'essais sur l'ensemble du département

Au total, ce ne sont pas moins d'une trentaine d'essais factoriels implantés chaque année par la Chambre d'agriculture de l'Allier en partenariat avec des instituts techniques tels qu'Arvalis Institut du Végétal et Terres Inovia, des firmes phytosanitaires et semencières.

Des agriculteurs volontaires

« Les essais sont majoritairement implantés chez des agriculteurs adhérents à la FD CETA, conventionnée avec la Chambre d'agriculture, impulsant une forte dynamique de groupes avec un véritable rôle dans l'émergence des idées. Ces programmes sont possibles grâce à différents financeurs comme, par exemple, Casdar, Lit, le Conseil départemental et régional... » précise Mickaël Bimbard, conseiller spécialisé en agronomie à la Chambre d'agriculture de l'Allier.

Des essais se déroulent sur l'ensemble du département de l'Allier avec pour objectif, d'adapter les variétés aux différents contextes pédoclimatiques de l'Allier tout en optimisant des itinéraires techniques. Deux essais système sont conduits dans le cadre du réseau DESCInn'.

L'ensemble des types de cultures sont concernés par ces essais factoriels qu'il s'agisse de colza (rendement, vigueur à l'automne,...), de céréales blé orge et triticale (rendement, qualité, résistance aux maladies), de tournesol ou de maïs grain en sec et en irrigué.

À signaler que, depuis 2020, un essai de variétés de maïs fourrage en culture sèche est en cours en prenant en compte la densité, le rendement et la valeur alimentaire.

La nouveauté, cette année, est la mise en place de deux essais en agriculture biologique avec des variétés de blé et de lupins de printemps. L'année prochaine, ce sera sur les différentes variétés de pois d'hiver que se concentreront les essais dans le cadre du plan de relance protéines.

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Optimisation des itinéraires techniques

De essais fongicides blé / variétés / doses sont mis en place avec de nouvelles molécules et des produits de biocontrôles. Ils consistent en un suivi des résistances à la septoriose dans le cadre du réseau Performance Arvalis. Également à l'étude, des herbicides pour le maïs à travers, là aussi, de nouvelles molécules, en prenant en compte les enjeux du captable de l'eau ainsi que la diminution et les alternatives au S-métolachlore dans le cadre du Réseau Arvalis Centre.

Depuis cette année, ce sont des essais de désherbage sur les cultures de tournesol et l'action de nouvelles molécules pour faire face à la problématique de l'ambroisie.

Le réseau DESCInn'

Un réseau de « Développement de systèmes de cultures innovants », financé par de nombreux acteurs institutionnels,  sous l'égide de la Chambre régionale d'agriculture d'Auvergne Rhône-Alpes, Arvalis Institut du Végétal et Terres Innovia.

L'objectif initial de ce réseau était, à sa mise en place en 2016, de tester et d'évaluer quatre systèmes de culture innovants en exploitation réelle afin de répondre aux problématiques de gestion du désherbage et des bioagresseurs ; tout en contribuant à l'amélioration de la fertilité et de la structure des sols. Le but :  permettre l'amélioration du revenu des agriculteurs et la qualité des productions. Malheureusement, s'en est suivi deux campagnes climatiques très défavorables. Un objectif qui a du être adapté et reconduit jusqu'à, au moins, 2021 et au-delà, en étoffant le dispositif à trois nouveaux sites et en ajoutant deux grands enjeux incontournables. À savoir l'autonomie alimentaire et protéique en système polyculture-élevage et l'adaptation, l'atténuation du changement climatique. Deux sites se situent dans le département de l'Allier : le Gaec Larveron, sur la commune du Theil, et l'Earl Chamignon, sur la commune de Neure.

> Pour revoir l'ensemble des échanges de cette visioconférence, rendez-vous sur le site internet de la Chambre d'agriculture de l'Allier, à l'adresse :

allier.chambres-agriculture.fr

ou bien directement sur la chaîne Youtube de la Chambre d'agriculture de l'Allier

> Le prochain rendez-vous est fixé le jeudi 6 mai 2021, de 13h30 à 14h15, autour du thème de l'irrigation.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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