Les disques déchausseurs animés, alternatives à la décavaillonneuse

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Les disques déchausseurs interceps animés hydrauliquement travailent à des vitesses de 3 à 6 km/h. Crédits : © Orizzonti

Plus connus chez nos voisins transalpins, les disques déchausseurs animés travaillent à des vitesses élevées.

« En France, les disques déchausseurs animés sont une technologie que l’on rencontre plus régulièrement en arboriculture qu’en viticulture. Pourtant, ils présentent des atouts qui devraient aussi plaire aux viticulteurs, annonce Lilian Lespinasse, de la société Rinieri, qui commercialise ce type d’outils, à l’instar des firmes italiennes Arrizza, Orizzonti ou encore Spedo. Les arboriculteurs les apprécient pour leur débit de chantier et leur faible hauteur, ce qui facilite leur utilisation avec les plantations basses. » Ce type d’outil de travail du sol intercep se compose de deux ou trois disques sur le même axe (jusqu’à quatre pour les vergers), et d’un moteur hydraulique. Il est couplé à un palpeur effaçant les pièces travaillantes au contact du cep. Ces disques s’inscrivent comme une alternative à la décavaillonneuse. « C’est un outil de décavaillonnage léger, superficiel, précise Lilian Lespinasse. On ne descend pas à 10-12 cm, mais plutôt autour de 7-8 cm. »

Destinés aux vignes larges (deux disques jusqu’à 2,50 m d’interrang, trois au-delà), « ces disques se démarquent dans les vieilles vignes qui n’ont jamais été travaillées mécaniquement, poursuit Jean-Bernard Linlaud, de Spedo. Leur petit diamètre (300 mm) permet de passer plus facilement sous les ceps biscornus et les disques présentent l’avantage de travailler au-dessus des racines ou de les couper. La décavaillonneuse classique peut s’accrocher dans une racine et entraîner le cep avec elle. »

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<em class="placeholder">Disques déchausseurs interceps animés hydrauliquement Spedo</em>
Les disques déchausseurs interceps animés hydrauliquement sont destinés aux vignes larges. Ils sont montés par deux jusqu'à 2,50 m d'interrang, par trois pour les vignes jusqu'à 3,20-3,50 m. © Spedo
L’entraînement hydraulique des disques facilite le déplacement de terre. « En printemps humide, dans les terres argileuses, le moteur hydraulique aide les disques à se débarrasser de la terre collante », ajoute Lilian Lespinasse. « Revers de la médaille, comme ça tourne vite, ça projette, met en garde Jean-Bernard Linlaud. C’est pour cette raison que nous mettons des tôles déflectrices, qui stoppent les projections et les empêchent de s’étaler sur l’enherbement de l’interrang. La terre reste sur le sillon. »

Côté débit de chantier, les disques animés évoluent à une vitesse de 3 à 6 km/h, selon les conditions de travail, quand les charrues décavaillonneuses ne dépassent pas 4 km/h dans les meilleures conditions. Bien entendu, comme tout outil à disques, il n’est pas adapté aux conditions pierreuses.

Côté tarif, il faut compter autour de 2 800 à 3 000 euros HT par jeu de disques (avec son moteur hydraulique), quand une décavaillonneuse à soc en coûte sensiblement la moitié. De plus, l’animation hydraulique des disques impose un « débit de 25 l/min, 30 l/min lorsqu’on a deux interceps branchés en série, auxquels il faut ajouter 20 l/min pour chaque système d’effacement hydraulique, soit 70 l/min minimum au total », précise Lilian Lespinasse. L’installation d’une centrale hydraulique peut être nécessaire et se rajouter au prix des outils interceps.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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