« Les cours sont beaucoup trop bas, ce n’est plus possible »

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ls avaient prévenu, il y a tout juste un mois en quittant l’entrée de l’abattoir Bigard à Castres, que si la situation ne bougeait pas, ils reviendraient. Les éleveurs bovins ont tenu parole. Ils bloquent de nouveau depuis dimanche, une quinzaine d’abattoirs en France, dont celui du Tarn. Le message est clair : ils ne lèveront pas le blocage des sites avant la tenue de la table-ronde (ndlr : elle s’est tenue mercredi 17 au ministère de l’Agriculture en présence de Stéphane Le Foll). « Notre action vise à obtenir un engagement de tous les acteurs de l’aval de la filière : celui d’agir sans délai pour restaurer les prix payés aux producteurs » expliquait un éleveur du Tarn, dimanche soir à Castres. Il nous manque en moyenne 60 centimes par kilo de carcasse pour assurer la rémunération des éleveurs, investir et moderniser les exploitations. Cette situation résulte d’un déséquilibre du rapport de force au sein de la filière qui conduit à ce que l’éleveur soit toujours la variable d’ajustement. C’est le message que font passer les éleveurs sur les points de blocage et dans les médias. La filière veut s’inscrire durablement dans une logique de croissance et de valorisation des produits et non dans la spirale récessive et mortifère actuelle. Les éleveurs sont déterminés et ils le montrent. « Les actions se poursuivront et s’amplifieront tant que nous n’aurons pas rétabli la situation économique du secteur », explique la fédération nationale bovine dans un communiqué. Des éleveurs de la section bovine de la FDSEA de Lozère* ont participé au blocage dans la nuit de dimanche à lundi. Emmanuel Pons, président de la section livre son point de vue sur cette action : « Les cours sont beaucoup trop bas, ce n’est plus possible. Le prix du baby est à 3,70 euros. Ce prix est une référence pour l’export, si le baby n’est pas au niveau, le maigre ne suit pas. C’est un véritable cercle vicieux duquel nous devons sortir et vite. Les abatteurs sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. » Néanmoins, pas question de bloquer les abattoirs « locaux » jouant le jeu, notamment celui des circuits courts ou de la tracabilité. Dans ces propos, il faut comprendre que des sites comme Langogne, Antrenas ou Saint-Chély-d’Apcher n’ont pas de soucis à se faire. « Agir de la sorte serait absolument contre productif. »

La suite dans le Réveil Lozère, page 3, édition du 18 juin 2015.

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60 centimes d’euro par kilo de carcasse
C’est la hausse du prix des bovins finis revendiquée par les producteurs. D’après les relevés de FranceAgrimer, le prix moyen pondéré des bovins, entrée abattoir, était de 3,62 € du kilo carcasse en avril 2015 (semaine 18). Il était de 3,80 € exactement un an plus tôt, et était monté à son maximum, à 4,10 €, en début d’été 2013. Les exportations d’animaux vivants finis sur la Turquie en fin d’année 2011, puis tout au long de 2012, avaient alors permis de désengorger le marché français et européen de la viande bovine.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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