La convention de recherche signée vise à développer les cultures de lentilles et de pois chiche en France en élargissant la base génétique disponible. Crédits : © Frédérique Voisin-Demery / flickr

Terres Innovia, l’institut technique de la filière des huiles et des protéines végétales ainsi que de la filière chanvre, l’Icarda, le Centre international de recherche agricole dans les zones arides, et trois sélectionneurs français viennent de signer une convention de recherche pour favoriser le développement des cultures de lentilles et de pois chiche en France. L’objectif est d’améliorer les connaissances génétiques et d’augmenter le nombre de variétés disponibles. Les trois sélectionneurs français impliqués sont Agri-Obtentions SA, Pro’Pulse et Semences de Provence.

Cet accord s’inscrit dans le cadre du projet « Evaluer et diffuser de nouvelles variétés de légumineuses et d’oléagineux à haute teneur en protéines » du programme Cap Protéines. La démarche initiée « vise à mutualiser l’investissement dans la création variétale, favoriser le progrès génétique et, de ce fait, l’amélioration des rendements de production », précisent les signataires.

L’idée est d’obtenir une gamme plus large de variétés de lentilles et de pois chiches pour les producteurs. « Cette collaboration multipartenariale offrira de nouvelles conditions favorables au développement de ces cultures dans les exploitations en France », ajoutent les intéressés.

 

 

Un projet scientifique entre 2023 et 2025

A ce jour, en effet, les légumes secs ne bénéficient pas d’investissement dans la sélection et pâtissent d’une « étroitesse de la base génétique disponible » et en conséquence d’une « très faible offre variétale ».

Entre 2023 et 2025, deux axes principaux de travaux collaboratifs sont prévus :

  • le développement d’un nouveau pool génétique adapté aux conditions de production en France,
  • l’évaluation de ce pool génétique dans les essais territoriaux.

Il s’agit ainsi « d’accompagner de manière pérenne le développement des cultures de lentille et de pois chiche », peut-on lire dans le communiqué diffusé le 5 septembre. « La coopération et le partage d’informations scientifiques et techniques entre les partenaires permettront aussi d’évaluer rapidement les ressources existantes les plus adaptées, de créer une masse critique d’investissement suffisante pour soutenir le progrès génétique » de ces deux espèces végétales.

 

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