Du bébé à la femme ménopausée, toutes les générations peuvent trouver un avantage à consommer des pruneaux d’Agen. C’est sur ce thème que l’interprofession débute sa première campagne de communication de l’année. Le thème de la santé est central.
Bien que la consommation de pruneau ait été multipliée par cinq depuis 1963, année de la création du BIP, Bureau national interprofessionnel du pruneau, la profession constate que, depuis quelques temps, la progression des ventes stagne.
« Nous recrutons moins de nouveaux consommateurs, précise Jérôme Calmettes, responsable de la communication au BIP.
C’est un constat que nous faisions avant la crise et qui se poursuit actuellement. Partant de ces considérations, nous avons fait réaliser un audit de notre communication, afin de savoir si nos axes stratégiques étaient corrects. Or, les résultats ont montré que les problèmes portent davantage sur le fonctionnement de notre communication que sur les thèmes que nous avons choisis. »
Il semblerait ainsi que la communication générique de l’interprofession, destinée à être reprise dans la presse et à donner une bonne image du produit dans l’opinion publique, porte ses fruits. Ce serait, en réalité, le relais mis en place par les entreprises de commercialisation au niveau des points de vente qui ferait défaut.
« L’interprofession s’est peut-être trop substituée à la stratégie de communication des entreprises, poursuit Jérôme Calmettes.
C’est pourquoi nous avons changé notre méthodologie, afin d’être plus actifs sur le terrain et plus pragmatiques. »Un changement qui est facilité aujourd’hui par le fait que les entreprises d’aval sont moins nombreuses et moins atomisées qu’auparavant.
Un fonctionnement différent
Un nouveau cahier des charges a ainsi été rédigé qui doit permettre de veiller à la cohérence entre les actions du BIP et des transformateurs. Il a été présenté en janvier dernier, mois de toutes les métamorphoses pour la filière, dont le comité économique est devenu AOP nationale et a revu son fonctionnement suite à la disparition de plusieurs industriels privés, rendant les coopératives agricoles fortement majoritaires. Se retrouvent ainsi désormais, au sein du BIP, à trois tiers égaux, l’AOP (comité économique du pruneau), la chambre syndicale des industriels et les coopératives de transformation. Le calcul des cotisations a également changé afin de garantir un budget stable à la structure. Auparavant calculées
ad valorem, celles-ci variaient en fonction des récoltes et des années. Aujourd’hui, une taxe a été fixée à 110 € par hectare pour les producteurs. Les transformateurs paieront pour leur part exactement la même somme que celle donnée par les pruniculteurs.
« Si l’on ramène la cotisation à l’hectare sur les années passées, on obtient 140 €, souligne Claude Crouzet, président du comité économique du pruneau.
Nous l’avons volontairement réduite, afin qu’elle pèse moins sur les revenus des producteurs et des transformateurs, qui ont connu quelques années difficiles. » Les ressources du BIP devraient ainsi se monter à 3,6 millions d’euros en 2009, provenant à 39 % des producteurs, 39 % des transformateurs, 18 % de subventions et 4 % de recettes diverses. Son budget communication totalisera pour sa part 2,3 millions d’euros. Les dépenses concerneront surtout la communication en France, mais aussi la promotion d’accompagnement.
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« Le BIP participera à des actions de communication mises en place par les entreprises, à condition qu’elles correspondent aux axes traités par l’interprofession, poursuit Jérôme Calmettes.
S’il s’agit de mises en avant par des promotions sur les prix, nous ne suivrons pas. En revanche, si une entreprise organise des animations en magasins avant les fêtes de Noël, il y a une logique et nous pouvons participer. »
L’audit sur la communication du BIP n’ayant pas fait apparaître que les thèmes traités auparavant étaient aujourd’hui obsolètes, l’interprofession entame une nouvelle campagne sur la santé. Une première conférence a été organisée dans le cadre du Diétécom, à Paris, pour mettre en avant les réponses apportées par le pruneau face aux besoins nutritionnels des femmes aux différents âges.
Le pruneau, c’est la santé !
« Les consommateurs ont compris l’importance que joue l’alimentation pour rester en forme, être tonique, garder la ligne, s’assurer une grossesse harmonieuse, bien vieillir et prévenir nombre de maladies », indique Marie-Alix Rose, diététicienne. Le BIP passe en revue tous les stades de l’existence, du bébé chez qui le pruneau aide la digestion et à lutter contre la constipation, à la femme ménopausée, chez qui les fibres du pruneau et sa teneur en sorbitol permettent de réguler la glycémie et de diminuer l’absorption en cholestérol, tandis que les antioxydants participent à la prévention du vieillissement cellulaire.
« Sa richesse en bore a une action bénéfique sur la solidité de la trame osseuse et améliore les fonctions cognitives », souligne Marie-Alix Rose.
De bons conseils sont également donnés pour les enfants et les adolescentes qui gagnent à mettre des pruneaux au menu de leurs petits-déjeuners et de leurs goûters, souvent déséquilibrés, trop gras et trop sucrés. Quant aux femmes,
« elles sont soumises à un rythme de vie très soutenu et les repas en pâtissent, reprend Marie-Alix Rose.
Les femmes se tournent facilement vers le chocolat pour des grignotages aux vertus déstressantes. Or, on prête les mêmes vertus aux pruneaux qui sont riches en magnésium. » Enfin les femmes enceintes et les sportives ont également toutes les raisons de se mettre au pruneau pour ses apports en acide folique, en fer, en calcium, en vitamines…
« Les pruneaux sont également riches en fibres, ajoute le Dr Jean-Marie Bourre, directeur de recherche Inserm.
Il faut savoir que 100 g de pruneaux (8 à 10 pruneaux) couvrent environ 60 % des apports nutritionnels journaliers en fibres. Les pruneaux pris en fin de petit-déjeuner permettent de limiter le grignotage avant midi. »