Le Min de Cavaillon mise sur la restauration collective

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Le Min de Cavaillon, au cœur de la zone de production, est très engagé dans la relance de la marque collective “Melon de Cavaillon”. Lors de notre passage (19 mai), les opérateurs attendaient l’arrivée des nouveaux emballages communs à la dizaine d’entreprises engagées dans la démarche. Environ 3 000 t sont prévues sur la campagne. La demande d’IGP est relancée cet été, autour d’un cahier des charge unique (ce qui n'a pas été le cas tout le temps). Crédits : © Philippe Gautier
Sur les quinze grossistes de la place, deux sont spécialisés dans la vente de petits fruits rouges. Si on ajoute un troisième opérateur saisonnier, le Min de Cavaillon présente une belle offre sur ce segment. Nicolas Barouk, gérant de la SARL “Les P’tits Fruits”, a commencé par la vente des produits ardéchois, avant d’élargir son offre pour couvrir toute l’année et développer un rayon “champignons” où se côtoient produits de couche et champignons sylvestres. « L’important est de conserver le contact avec nos producteurs. Je vais les voir en moyenne tous les deux jours », explique Nicolas Barouk qui dispose de sa propre logistique pour ses produits. Crédits : © Philippe Gautier
Ouvert à partir de 3 heures, le marché de Cavaillon se caractérise par son “allée marchande“ entre les deux lignes de bâtiments : les détaillants achetant sur le marché ont l’autorisation d’y stationner le temps de leurs achats et du chargement. Crédits : © Philippe Gautier
Spécialisé dans la confection et la livraison de paniers de fruits et légumes frais, Potager City dispose sur le marché d’un site de préparation pour la région Paca. L’entreprise favorise l’achat de ses fruits et légumes auprès des grossistes et producteurs fréquentant le Min. Créé en 2007 dans la région lyonnaise, Potager City a largement étendu son activité, s’appuyant sur un réseau dense de points-relais et en se développant sur le marché des comités d’entreprises. Aujourd’hui, Potager City fournit20 000 clients et plus de 500 000 paniers ont été réalisés depuis le lancement. Crédits : © Philippe Gautier
L’incendie d’un pavillon du marché en janvier 2015 a été un vrai coup dur pour l’activité du marché. Il a aussi entraîné une sérieuse réflexion du marché sur la reconstruction du site. En fin de compte, et après une étude menée par le cabinet Triesse, la reconstruction du bâtiment a été décidée. Elle a permis de créer une halle aux producteurs. Entre 12 et 22 professionnels peuvent s’installer en simultané pour commercialiser leurs fruits et légumes, permettant une offre tout au long de la saison provençale. L’espace complète la présence des arboriculteurs et maraîchers de la région. Crédits : © Philippe Gautier
Afin de booster la clientèle venant s’approvisionner sur le marché de gros, la régie a procédé à l’embauche d’un responsable Action commerciale fin avril. Laurent Atteton (en blanc sur la photo) accompagne les nouveaux clients en leur présentant l’offre de service du Min comme ici avec deux détaillantes de la région avignonnaise, en compagnie de René Molle, directeur du marché. Crédits : © Philippe Gautier

L’histoire du marché de gros de Cavaillon est intrinsèquement liée à celle de la production et de la mise en marché des fruits et légumes en Provence. Si, au fil des années, il a vu la réduction du nombre d’expéditeurs, il a renforcé un pôle grossistes et se développe sur les services connexes. L’installation il y a cinq ans, de la légumerie “Délices et Vitamines”, qui lave et transforme fruits et légumes pour les écoles cavaillonnaises, a été un premier pas dans l’approvisionnement de la restauration collective. Cet engagement se concrétise aujourd’hui par une expérience menée au sein du marché de gros. « La région Paca a retenu le Min dans le cadre de son projet d’approvisionnement des lycées en produits frais et locaux totalement tracés », précise René Molle, directeur du marché. L’expérience s’appuie sur la démarche Agrilocal 84, connectant les acheteurs publics et les producteurs, outil développé par le Conseil départemental de Vaucluse, en partenariat avec la Chambre d’agriculture. « Nous intervenons sur ce projet au niveau des questions logistiques, explique-t-il. Par exemple, le marché va prendre en charge le transport des fruits et légumes vers les quatre lycées retenus pour l’expérimentation. Ce n’est pas sa vocation mais cela est nécessaire afin de bien comprendre les problématiques qui y sont liées, les résultats devant nourrir le futur cahier des charges. Le marché dispose également d’une vraie plate-forme avec sa halle aux producteurs (voir ci-contre) et nous allons construire une chambre froide dédiée. » Pour le directeur du Min de Cavaillon, cette expérience va au-delà des contingences de transport : « Il s’agit de considérer le produit dans son ensemble. Les aspects formation sont importants : mieux faire connaître auprès des responsables de cuisine et des intendants la saisonnalité des produits, les métiers au sein du marché, par exemple. Pareillement, il faut aussi prendre en compte les aspects de facturation : le travail ne se présente pas de la même manière si vous êtes producteur travaillant en direct avec la collectivité, ou grossiste en liaison avec cette même collectivité. »

100 000

C’est le tonnage de fruits et légumes vendues par an

Fiche d’identité

Depuis sa création en juillet 1965, le Min de Cavaillon a évolué d’un marché de vente entre producteurs et grands expéditeurs de la région à une place plus composite où se côtoient grossistes, arboriculteurs, maraîchers et entreprises de transformation.

60 500 m2 de surfaces construites dont 20 000 m2 d’entrepôts

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100 000 t de f&l vendues par an

175 M€ de chiffre d’affaires

15 grossistes et 300 producteurs

Une zone de chalandise couvrant tout le Grand Sud-Est

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