C’est lors de la réunion du comité des IGP, Label Rouge et STG du 30 septembre que le melon de la Guadeloupe a obtenu sa reconnaissance. Il est le premier produit agroalimentaire à obtenir une Indication Géographique en provenance des DOM-TOM après le Rhum de la Martinique. Cette IGP est également la troisième pour le melon derrière le melon du Quercy (2004) et le melon du Haut Poitou (1998). En Guadeloupe, la production du melon représente la 3e source de revenus agricoles. Depuis 1983, des centaines d’hectares de canne à sucre ont été sacrifiés pour faire place à la production de melons sur la Grande-Terre. Environ 3 300 tonnes sont cultivées chaque année sur 170 ha par 15 producteurs regroupés dans l’Organisation de Producteurs Caraïbes Melonniers, 2 300 tonnes sont expédiées en moins de dix heures par avion vers la métropole et 1 000 tonnes sont vendues localement. Il arrive sur les étals en contre-saison alors que les melons métropolitains sont absents. Il est commercialisé de janvier à mai sous la marque Philibon par la société Boyer dont le siège est à Moissac et Soldive à Thouars (79), mais d’autres metteurs en marché pourraient rejoindre. Le dossier va être expédié à la Commission européenne qui enregistrera ou non l'IGP.
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