Le Conseil de la modération n’est plus. Ce n’est pas vraiment une surprise : l’instance interministérielle n’avait pas été réunie depuis 18 mois. Certains observateurs pressentaient d’ailleurs sa fin imminente. « C’est une déception pour nous » indique Audrey Bourolleau, directrice de Vin et Société. L’association militait depuis plusieurs mois pour que l’instance soit réactivée, en prévision de la future loi de santé publique. Il s’agissait d’établir un dialogue avant les discussions parlementaires.
La disparition du Conseil de la modération est un signe négatif de plus, après la présentation du plan Cancer le 4 février dernier. Il prévoit des dispositions visant à interdire la publicité des alcools sur Internet et les réseaux sociaux.
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Vin et Société se dit plus que jamais sur le pied de guerre et peaufine son argumentaire pour sensibiliser les députés et sénateurs sur la question des alcools, qui n’est qu’une petite partie de la loi de santé publique dont le champs d’action est extrêmement large. L’association salue les deux amendements déposés récemment au sénat, visant à faire reconnaître le vin comme patrimoine culturel. Et Audrey Bourolleau de souligner : « ces amendements vont dans le bon sens mais il ne faudrait pas qu’avec la loi de santé publique on se retrouve dans une situation paradoxale ». En clair : interdit et patrimoine culturel ne vont pas de pair !