Hors frontières L’Argentine a produit 7 % de lait en plus en 2020

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La dévaluation de la monnaie nationale a contribué à faire flamber le prix des matières premières agricoles et donc à handicaper les marges des exploitations laitières. Crédits : © M.-A. André

Deuxième pays laitier du Mercosur(1) derrière le Brésil, l’Argentine a enregistré une hausse de sa production laitière en 2020 : 11,3 millions de tonnes, soit +7 % par rapport à 2019. Sa production a représenté 17 % des volumes de lait produits dans cette région en 2020. « L’augmentation de la production s’explique par une hausse de la consommation intérieure et des exportations. Ces dernières ont connu un boom (2,1 Mt) de +33 % en volume et de +22 % en valeur (983 millions de dollars) », a souligné Maria Campos Herrada de l’Institut de l’élevage lors de son intervention aux Marchés mondiaux du lait et de la viande 2021.

Les poudres grasses, principal produit d’exportation du pays, ont vu leurs ventes s’envoler en 2020. Les principaux pays destinataires sont le Brésil, l’Algérie et la Russie. La hausse de la production s’explique aussi par une augmentation de la performance des vaches (6 000 kg/VL/an, +7 %).

L’économiste note toutefois que la filière a été fragilisée durant plusieurs années de conditions difficiles pour des raisons macroéconomiques. « On observe de nombreux arrêts d’activité et une baisse du cheptel de vaches laitières. »

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Par ailleurs, l’augmentation de la production n’a pas compensé les conséquences négatives de la dévaluation de la monnaie nationale (-30 % en un an par rapport à l'Euro). « Elle a contribué à faire flamber le prix des matières premières agricoles et donc à handicaper les marges des exploitations laitières. »

L'année 2021 s'annonce plutôt bien côté dynamique de la production laitière et des exportations. Mais, compte tenu du contexte économique du pays, les gains pour les éleveurs laitier ne seront pas forcément là.

(1) Les membres permanents du Mercosur : Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay. Les membres associés : Colombie, Chili...
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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