Matériel L'agriculture de précision arrive dans nos exploitations

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En classe, puis sur le terrain, les étudiants en BTS DGEA à Brioude-Bonnefont se sont plongés dans les applications de l'agriculture de précision. Crédits : © © Lycée de Brioude-Bonnefont

L’agriculture de précision s'invite de plus en plus dans les exploitations agricoles y compris dans des structures comme les nôtres en polyculture-élevage. Au niveau national, plus de 50% des tracteurs de plus de 150 chevaux sont équipés. Dans beaucoup de marques, les tracteurs sortent des usines prééquipés en autoguidage ; dans les cours de ferme, de nombreuses options disponibles sur les matériels sont aujourd'hui sous-utilisées ou non utilisées. 
Les jeunes en BTS GDEA (génie des équipements agricoles) se forment spécifiquement à toutes les nouvelles technologies qui feront l'agriculture de demain. Au lycée de Brioude-Bonnefont, jeudi dernier, les élèves de cette section ont bénéficié d'une journée autour de ces questions avec l'intervention de Marien Ballet responsable commercial régional pour Claas France, lui-même ancien étudiant en GDEA.
"L'agriculture de précision, c'est un ensemble de solutions permettant l'optimisation de la production agricole en fonction de l'hétérogénéité des parcelles" devait-il préciser en début de séance. C'est un mode d’exploitation dont les objectifs sont d'assurer une meilleure gestion des intrants et d'adapter les pratiques agricoles avec pour but, à terme, d’obtenir un rendement optimal dans les parcelles en tenant compte de la variabilité intra-parcellaire".
Dans ces nouveautés, on retrouve les systèmes d’aides à la conduite et les systèmes de gestions de l’exploitation et des données. Marien Ballet ajoutait que l'agriculture de précision répond à un triple enjeu :
• agronomique : mécanisation agricole couplée à des pratiques agronomiques prenant en compte le besoin de la plante,
• environnemental : réduire l’empreinte écologique de l’agriculture notamment produire plus tout en réduisant au minimum les intrants.
• économique : augmentation de la compétitivité grâce à la réduction des coûts de production.

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De l'analyse à l'application
Observation, caractérisation, préconisation, application : les 4 étapes qui conduisent à des outils au service de l'agriculture de précision, et donc de l'agriculture de demain voire d'aujourd'hui. Tout commence par l'analyse et la création de la base des données et pour cela, on s'appuie sur le GPS, les drones, les satellites ou encore les capteurs sur les machines. De là, après récupération des informations, on peut obtenir des cartes. Troisième étape, le traitement de l'information à l'aide de logiciels et de conseillers spécialisés. Et enfin, on entre dans la phase application avec des machines à technologie embarquée.
L'objet est de développer des solutions intégrées pour que toutes les tâches faites par l'agriculteur entrent automatiquement dans les plateformes ou logiciels des exploitations : cahiers d'épandage, parcellaires…
Ce jeudi devant les jeunes en BTS, Marien Ballet a présenté l'agriculture de précision chez Claas qui se déploie "du semis au déchaumage" et trouve ses applications pour le travail du sol, la fertilisation, le semis et la récolte.
L'agriculture de précision est en plein développement. Jusqu'alors davantage orientée vers les très grandes exploitations comme on en trouve en Australie ou en Europe de l'Est, puis les grandes exploitations céréalières en France ou ailleurs, elle arrive à la vitesse grand V chez nous. Et pour Laurent Boulet professeur au Lycée agricole de Brioude-Bonnefont, «le BTS GDEA s'inscrit parfaitement dans cette logique».
Des postes sont à prendre dans les entreprises agricoles et para agricoles pour vulgariser l'agriculture de précision et présenter les multiples applications nécessaires voire indispensables demain. "On se fait plaisir dans ce BTS", ont souligné Marien Ballet et Laurent Boulet, un BTS qui ouvre de nombreuses portes pour poursuivre en licence ou en formation d'ingénieur, ou pour travailler dans le machinisme agricole.
 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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