La version plus stricte du Nutri-Score validée par arrêté

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Le nouvel algorithme est disponible depuis plus d'un an, mais l'arrêté ministériel n'a été signé que le 14 mars Crédits : © Virginie Pinson

La nouvelle version du Nutri-Score améliorée a été validée par le Gouvernement, malgré la réticence de la ministre de l’Agriculture qui juge que les produits du terroir sont défavorisés par l’algorithme.

« Une avancée attendue pour la santé publique ! » se réjouit sur LinkedIn Serge Hercberg, professeur de nutrition à l’origine du Nutri-Score, apprenant la signature de l’arrêté le modernisant, par les 5 ministres concernés. Fin février, on apprenait que Bruxelles abandonnait l’idée de généraliser ce dispositif, utilisé dans sept pays européens, à cause notamment de l’opposition italienne. 

Lire aussi : Quelle efficacité du Nutri-Score, selon Nielsen ?

Annie Genevard réticente au Nutri-Score

La dernière signature à recueillir était celle de la ministre de l’Agriculture, qui se montrait réticente jugeant que le Nutri-Score était défavorable aux produits du terroir (fromages et charcuteries). L'UFC-Que Choisir se félicite que la ministre Annie Genevard « ait enfin retrouvé le bon sens ». Plusieurs acteurs l’interpellaient encore récemment, à l’image du collectif En Vérité qui lui rappelait hier, dans une lettre ouverte, que 92 % des Français le connaissent et 72 % l’utilisent. Il est intéressant de noter que, selon une étude Kantar de juin 2024, les produits qui affichent le Nutri-Score ont de meilleures performances que ceux qui ne l’affichent pas, même pour les produits classés D ou E. 

Les ministres signataires demandent néanmoins par communiqué « une démarche d’amélioration continue du dispositif » et précisent qu’ils seront « attentifs à ce que ce système fondé sur le volontariat ne nuise pas aux produits issus de la richesse de nos terroirs », « symboles de notre patrimoine culinaire ». 

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Quelles évolutions du nouveau Nutri-Score ?

L’arrêté permet au nouvel algorithme d’améliorer la différenciation entre les aliments selon leur teneur en sucre et en sel, et celles entre les aliments complets riches en fibres et leurs alternatives raffinées. Les poissons gras sont mieux classés, comme les huiles moins riches en acides gras insaturés. Les boissons sont davantage différenciées selon leur teneur en sucre, tout en tenant compte de la présence d’édulcorant. 

Quels changements pour les industriels

La mise en œuvre du Nutri-Score demeure sur la base du volontariat. Les acteurs engagés dans la démarche disposent d’un délai de deux ans pour mettre à jour les emballages. Selon Scan-Up, 30% des produits pourraient voir leur lettre se dégrader suite à ce changement.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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