Alimpex distribue une station d’électrolyse qui simplifie la désinfection des chais et supprime les résidus dans les effluents rejetés.
« Olimpe est une station de désinfection, vouée à diminuer les volumes d’eau et de produits chimiques employés dans les chais», annonce Jérôme Sciacchitano, dirigeant d’Alimpex et distributeur de cette solution brevetée mise au point par la start-up Olimpe Technology. Elle se raccorde à l’eau du robinet et consomme un peu de sel et d’électricité (220 V). Elle électrolyse l’eau du réseau et génère de l’acide hypochloreux, à un débit de 1 à 8 m3/h selon le modèle choisi.
Cet acide s’emploie à la dose de 3 à 5 ppm selon la stratégie d’hygiènechoisie, tant sur du béton, que sur de l’inox, sur des sols ou encore des matériels (cuves, pressoirs, tireuses, etc.) et du nettoyage en place (NEP). « L’intérêt est que son pH est de 7, indique le dirigeant d’Alimpex. Il est donc sûr pour les opérateurs et n’abîme pas les équipements. » Il dégage néanmoins une petite odeur, similaire à celle qui flotte chez les dentistes, « mais bien plus faible que celle de l’eau de javel par exemple », assure-t-il. L’acide hypochloreux a par ailleurs une action préventive sur les biofilms et une action blanchissante. Il se désintègre facilement dans l’air, ce qui fait qu’il ne génère pas de résidus. Seul son usage sur bois n’est pas encore bien rodé, du fait de la porosité du matériau.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Nous avons réalisé des essais et tests de validation durant six mois et comparé cette solution avec de la désinfection à l’eau ozonée ou aux UV, rapporte Jérôme Sciacchitano. C’est la solution qui nous a le plus convaincus car elle ne provoque pas d’allergies chez les opérateurs et a davantage de rémanence que les deux autres solutions. »
Un gain de temps, de main-d’œuvre et d’eau conséquents
L’acide hypochloreux a un rayon d’action sur 80 à 90 % des germes et ne nécessite pas de rinçage, ce qui fait que l’utilisateur peut l’employer en lieu et place du nettoyage à la soude, du rinçage, de la désinfection à l’acide péracétique et du rinçage, ce qui génère un gain de temps, de main-d’œuvre et d’eau conséquents, souligne Jérôme Sciacchitano, qui évoque 30 à 40 % de gain de temps mesuré en laiterie. Il précise néanmoins que le spectre de l’acide péracétique est différent. Selon les problématiques du chai, le vigneron peut donc être amené à en ajouter ponctuellement.
Olimpe est commercialisée dans cinq versions, deux murales (encombrement d’environ 1,40 m x 80 cm) et trois en caisson mobile (à partir de 75x48x38 cm) pour un prix s’échelonnant de 9 000 à 15 000 euros. « Nous proposons un crédit-bail, informe le dirigeant d’Alimpex. Et nous faisons le tour des bassins pour voir si certaines régions ne pourraient pas attribuer des aides. Il semblerait que certaines pourraient subventionner jusqu’à 50 % du montant. » Au niveau de l’entretien, il faut changer l’électrolyse tous les deux ans.