La Région Grand Est et Vivescia s’unissent pour renforcer la compétitivité des filières agricoles : quelles actions seront mises en place ?

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Christoph Büren, président du groupe Vivescia et Franck Leroy, président de la Région Grand Est, lors de la signature de la convention le 29 août à Châlons. Crédits : © Axel Coeuret

C’est à l’occasion de la foire de Châlons que le groupe coopératif Vivescia et la Région Grand Est ont signé le 29 août une charte d’engagement mutuel destinée à renforcer leur coopération en faveur de la souveraineté alimentaire, de la décarbonation et de la compétitivité des filières agricoles et agroalimentaires du Grand Est.

La Région Grand Est et le groupe coopératif Vivescia ont choisi lors de la foire de Châlons, le 29 août, de renforcer leur coopération autour d’une conviction commune : produire davantage et mieux sur le territoire en accompagnant les transitions indissociables de la compétitivité de l’agriculture et des filières. Leur volonté commune a abouti à la signature d’une charte d’engagement mutuel.

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Produire et transformer davantage dans le Grand Est

Le premier axe de cet engagement consiste à conforter la capacité du Grand Est à produire et à transformer sur son territoire. La Région poursuivra ainsi son soutien à l'installation, à la modernisation des exploitations et aux investissements agro-industriels. Elle entend également défendre, dans les négociations sur la future Pac, un budget agricole sanctuarisé et des moyens renouvelés pour les filières agro-industrielles.

De son côté, Vivescia réaffirme « sa confiance dans le Grand Est comme territoire d'investissement ». Dans le cadre de son projet stratégique Vivescia 3.0 à horizon 2030, le groupe prévoit 250 millions d'euros d'investissements pour développer ses projets agricoles et renforcer ses outils industriels de transformation dans la région.

Les deux partenaires affirment qu’ils travailleront également à l'adaptation des productions au changement climatique. Une démarche commune sera notamment engagée pour identifier de nouveaux potentiels de cultures dans le Grand Est, en particulier pour le blé dur, dont les zones traditionnelles de production évoluent sous l'effet du réchauffement climatique.

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Décarboner sans perdre en compétitivité

En matière de transition environnementale, Vivescia mise depuis 2022 sur deux piliers : atténuation des gaz à effet de serre et adaptation. Le groupe annonce qu’il poursuivra notamment son programme d'agriculture régénérative Transitions (carbone, sols, biodiversité), avec ses 585 agriculteurs engagés, correspondant à 100 000 hectares et 600 000 tonnes de céréales. Les actions menées auprès de la première promotion de 182 agriculteurs-coopérateurs depuis 2023 ont, selon lui, permis d'éviter 10 000 tonnes d'émissions de gaz à effet de serre en deux ans.

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Cette ambition de décarbonation de ses activités concerne également ses process industriels avec des projets engagés notamment sur sa malterie de Vitry le François (200 000 tonnes de malt produites chaque année), vaisseau amiral de sa filiale Malteurop. Et aussi les transports. Aujourd'hui, 20 % de la flotte régionale de ses 160 camions sont équipés pour rouler au B100, permettant une réduction de 60 % des émissions de GES par rapport au gazole. L'objectif est de porter cette part à 50 % d'ici 2030, tandis que la Région renforcera ses aides au verdissement des flottes et au développement des biocarburants.

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Repenser toute la chaîne logistique 

Route, rail, voie fluviale : les deux partenaires estiment que c'est l'ensemble de la chaîne logistique, de l'amont à l'aval, qui doit être pensé dans une stratégie cohérente. Face à la dégradation des infrastructures routières, la Région Grand Est prévoit 1 milliard d'euros d'investissements d'ici 2035 pour moderniser les infrastructures de transport régionales. Ces investissements seront notamment financés par une écocontribution poids lourds intégralement réinvestie dans les infrastructures. Elle affirme que des mesures d'accompagnement des filières agricoles sont parallèlement à l'étude lorsqu'aucune alternative crédible au transport routier n'existe. 

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Vivescia et la Région Grand Est expliquent qu’elles travailleront également à une stratégie logistique de long terme intégrant fret ferroviaire, hubs et plateformes multimodales, ainsi que le verdissement des flottes agricoles.

« Le futur de notre groupe coopératif céréalier est intimement lié aux dynamiques régionales »

Lors de la signature de cette convention, Christoph Büren, président de Vivescia a notamment déclaré : « Le futur de notre groupe coopératif céréalier est intimement lié aux dynamiques régionales et à son développement, avec ses 9 000 agriculteurs-coopérateurs, ses grandes filières, ses entreprises du malt, de la meunerie, de la maïserie, et des biotechnologies végétales, sa marque Francine. Ce partenariat illustre une même ambition : donner à nos territoires, à ses agriculteurs, et aux acteurs de l’industrie, les moyens de rester une grande région de transformation des céréales et oléoprotéagineux et de production agricole résolument tournée vers l'avenir ! ».

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