La course aux protéines végétales est relancée

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À travers ce plan, Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture souhaite notamment renforcer l’autonomie fourragère des élevages. Crédits : © N. Ouvrard

Depuis le grand embargo des États-Unis sur le soja en 1973, la France cherche à mettre fin à sa dépendance en matière de protéines végétales pour l’alimentation animale. Ministre après ministre, chacun, ou presque y est allé de son plan protéines. Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture a lancé, à son tour, son plan de reconquête pour ce secteur coûteux en devises. Bon an mal an, la France ne couvrirait que 60 % de ses besoins en protéines végétales. L’Europe, elle, ne couvre qu’à peine un tiers de ses besoins. Ce qui donne aussi la mesure du marché qui pourrait profiter aux productions françaises, si elles se développaient vraiment. Le plan Le Foll de reconquête protéique a-t-il une plus grande chance de réussite que ses prédécesseurs ? Il a quelques atouts supplémentaires. Il va profiter d’un budget européen conséquent. Le plan est fondé sur l’utilisation d’aides couplées rendues possibles par la nouvelle Pac : 49 millions d’euros permettront de donner des primes à l’hectare pour la production de cultures riches en protéines ; 98 millions d’euros permettront de primer les efforts des éleveurs pour assurer leur autonomie fourragère. Cette aide profitera essentiellement aux éleveurs de ruminants. Elle ira de 100 à 150 euros l’hectare et pourra être versée à des agriculteurs qui produisent des légumineuses fourragères pour un éleveur, dans le cadre d’un contrat. L’idée est d’inciter les éleveurs à produire leur propres plantes fourragères pour réduire l’achat d’aliments concentrés mais aussi, selon le ministère, « réduire les surfaces de maïs ensilage ».

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La suite dans le Réveil Lozère, page 3, édition du 25 décembre 2014

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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