La contractualisation en question

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Le bureau de la FDSEA a suivi, mardi 9 novembre, une formation dispensée par la FNB sur la contractualisation par filières, qui sera effective dès le 1er janvier 2022. Crédits : © Marion Ghibaudo

Issue de la loi Égalim 2, la contractualisation devrait se mettre en place dès le 1er janvier 2022 dans les filières porcines, bovines et laitières, dans un premier temps. Les premiers décrets en ce sens ont été publiés dès la fin octobre, pour « donner le temps aux acteurs des filières de se préparer aux négociations commerciales sereinement », indique-t-on au ministère de l’agriculture. Ces contrats écrits entre l’agriculteur et le premier acheteur de ses produits devraient « permettre une meilleure protection de la rémunération des agriculteurs », espèrent les promoteurs de cette loi et les syndicats agricoles. Ces contrats écrits, d’une durée de trois ans entre l’agriculteur et son premier acheteur, devraient permettre de mieux intégrer le coût de production au prix payé à l’agriculteur. Et rendre non négociable, entre l’agriculteur et le distributeur, la part du prix correspondant au coût des matières premières agricoles. En filière bovine, moins de 3 % des volumes font aujourd’hui l’objet d’une contractualisation écrite. « Les lois Égalim successives, les clauses miroir et la contractualisation sont en train de changer les façons de faire du commerce des animaux », s’est réjoui Jean-François Maurin, président de la FDSEA Lozère. Et pour bien comprendre les tenants et les aboutissants de ces nouvelles mesures, le conseil d’administration du syndicat agricole a été invité à une visioconférence sur le sujet, menée par la FNB. « Cette session va nous permettre de présenter aux agriculteurs du département lors des réunions cantonales* les tenants et aboutissants de cette loi », a complété le président de la FDSEA. Ce dernier en est convaincu, « les agriculteurs doivent s’emparer du sujet pour que la contractualisation fonctionne ». Le système actuel, bâti il y a près de 40 ans, ne permettait plus une juste rémunération des agriculteurs, selon les syndicats agricoles qui se sont battus pour faire exister les lois Égalim.

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