La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) a décidé de racheter à la ville d’Aurillac, qui en était devenue propriétaire, l’immeuble qui abritait l’ancien siège social de Centre-Lait. Situé en haut du boulevard du Vialenc, cet ensemble de 1 300 m2 de locaux accueillera le service emploi-formation de la CCI avec un centre de formation, ainsi qu’une pépinière d’entreprises. L’investissement se chiffre à 2 millions d’euros, dont 352 000 euros pour l’achat des bâtiments et de 3 000 m2 de terrains attenants, qui seront financés sur les fonds propres de la chambre consulaire. Le reste, destiné aux travaux d’aménagement et à l’équipement des locaux, sera couvert par un emprunt. Le plus gros investissement immobilier réalisé depuis 25 ans
“C’est le plus gros investissement immobilier réalisé par notre
établissement depuis 25 ans, date de la construction de notre siège
social”, remarque Bernard Bouniol, président de la CCI. Il correspond à
la volonté de développer d’une part l’offre de formations en direction
des chefs d’entreprises, cadres ou salariés. De proposer ensuite des
locaux et services aux créateurs d’entreprises, comme le font déjà les
villages d’entreprises de Tronquières à Aurillac ou de Saint-Flour, à
l’animation desquels la CCI participe : “Il s’agit de compléter l’offre
qui existe... Car, sur Aurillac en tout cas, la demande est supérieure
à l’offre... On aura besoin de tout”, commente Bernard Bouniol. Cet
investissement a été voté la semaine dernière à l’unanimité des élus de
la CCI, précise le président, en remarquant qu’il n’a été possible que
parce que l’établissement consulaire prévoit -comme il s’y était
engagé- d’équilibrer ses comptes en 2007 après trois années de déficits
“dus au financement de la ligne aérienne”. Les comptes de la CCI reviennent à l’équilibre
Ce déficit atteignait 300 000 euros il y a trois ans. Il a été ramené à
29 000 euros en 2006 et devrait être résorbé au budget 2007, qui
s’équilibre au prévisionnel à 4,3 millions d’euros. Ce retour à
l’équilibre s’expliquerait pour partie par une progression des recettes
issues des prestations de services auprès des ressortissants des
secteurs du commerce et de l’industrie, et surtout par une diminution
des dépenses liées à la gestion de l’aérodrome d’Aurillac et à la
participation de la CCI au déficit de la ligne aérienne. Deux postes
qui représentaient tout de même 425 000 euros en 2006, contre 376 000
euros prévus au budget 2007.
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