La boîte noire du sol

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Le sol et les outils pour déterminer sa fertilité en lien avec les besoins de l'arbre a réuni chercheurs et conseillers dans le cadre du Gis Fruit. Crédits : © RFL

Le Gis Fruits s’attelle à défricher les nombreuses questions liées au sol. Un vaste sujet sur lequel s’est penchée une cinquantaine d’acteurs de la filière.

Les questions liées au sol, sa qualité, la fertilisation et l’assimilation des minéraux par l’arbre se multiplient chez les arboriculteurs. Mais force est de constater que les données scientifiques manquent. Le Gis Fruits s’est saisi du sujet en 2014 avec une première partie d’enquête terrain. « Suite à cette enquête, nous avons décidé de travailler sur le maintien de la fertilité des sols en verger », indique Pascale Guillermin, enseignante-chercheuse à Agrocampus Ouest, en introduction de la journée d’échange du Gis Fruits sur cette thématique, mi-février à Paris. Un premier état des lieux des outils d’analyse du sol et des expérimentations sur les pratiques qui influencent la qualité du sol est en cours. « J’ai recensé plus de 270 outils dont 12 % sont caractéristiques de l’arboriculture, mentionne Caroline Gouthines du Gis, en charge de ce travail. Près de 60 % sont des outils d’analyse du sol, dont 47 sont des outils de terrain. »

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Des connaissances encore parcellaires

Mais sur le terrain, les outils utilisés par les conseillers et expérimentateurs, Nitracheck, photomètre ou Spad, ne donnent pas entière satisfaction de par la variabilité des résultats. « Lorsque l’on compare les courbes théoriques d’azote dans le sol, obtenues à partir des abaques disponibles et les courbes par mesure au Nitracheck, on observe des incohérences sur certaines parcelles, témoigne Georges Fandos de Cofruid’Oc. On voit parfois une explosion de la minéralisation de l’azote sans comprendre quelle en est l’origine. » Pour les pratiques, les connaissances sur les effets de la scarification ou des engrais verts restent encore parcellaires. L’objectif de la journée était de dégager les pistes de travail prioritaires pour commencer à combler ces lacunes.

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