Depuis son rachat par Carlsberg il y a deux ans, Kronenbourg se redresse mais subit toujours une baisse de ses volumes.
Sur un marché français de la bière en baisse structurelle depuis 20 ans (- 20 % à 18 millions d’hectolitres), Brasseries Kronenbourg s’est redressé en 2009 avec un chiffre d’affaires en hausse de 0,5 %, à 813 millions d’euros. En revanche, ses volumes globaux ont poursuivi leur baisse, avec 6,1 Mhl brassés à Obernai (Bas-Rhin), en recul de 6,3 %. « Nos volumes ont diminué parce que nous avons arrêté beaucoup de marques et avons été déréférencés de certains clients », précise Thomas Amstutz, PDG depuis 2008. C’est d’ailleurs à cette problématique que ce Suisse de 41 ans veut s’atteler en 2010. « Notre stratégie porte autant sur les volumes que la valeur. La baisse des volumes ne peut pas durer », souligne-t-il. En attendant, le groupe a fait un véritable travail de fond sur le repositionnement de Kronenbourg et de la bière 1664. Cela semble avoir été payant puisque la marque Kronenbourg a limité la baisse de sa part de marché en volume en GMS à 0,4 point (contre 1,7 point en 2008) et a enregistré une légère hausse en valeur (+ 0,3 point). « Ce sont des premiers signes très positifs de notre relance, même si nous sommes encore en dessous du niveau que je veux atteindre », a expliqué Thomas Amstutz. En 2010, Kronenbourg veut sortir de son plan de sauvegarde de l’emploi lancé en 2008, qui prévoyait la suppression de 240 postes, et achever son plan d’économie de 40 millions d’euros.
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