Filière porcine Interp’Aura : une nouvelle interprofession est née

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Les acteurs de la nouvelle interprofession Interp’Aura réunis fin juin à Montrond-les-Bains. Crédits : © DR

C’était la dernière interprofession qui n’avait pas encore épousé les nouvelles frontières régionales issues de la réforme de 2015. Depuis le 21 juin dernier, c’est désormais chose faite. Les deux instances historiques de la filière porcine qu’étaient l’Ipal (Interprofession Auvergne-Limousin) et Interporc Rhône-Alpes ont fusionné au sein d’une unique structure baptisée Interp’Aura. Si cette union est le fruit de plusieurs mois de discussion et de préparation, son président, Francis Le Bas, éleveur dans l’Allier précise qu’il préexistait déjà des habitudes de travail conjointes : « Dès 2017, nous avons engagé le travail de mutualisation des moyens humains pour la gestion de la pesée-classement-marquage des carcasses de porcs en abattoir. Nous avons franchi un second cap en 2020 et en 2022 en regroupant une partie de nos capitaux propres dans le fonds régional de développement de l’élevage porcins, en complément de l’apport du Conseil régional, afin de le doter d’un budget total de 4 millions d’euros ».

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La nouvelle structure pèse désormais lourd dans le paysage agricole régional avec 800 sites d’élevages porcins, 850 000 porcs charcutiers produits par an soit 4,2% du volume français ; 1 380 000 porcs abattus par an soit 5,9% du volume français ; et seize abattoirs suivis en pesée-classement-marquage, dont certains sont situés hors des frontières d’Auvergne-Rhône-Alpes. Actuellement, la filière représente 4 250 emplois dans l’aval (abattage, découpe, transformation en charcuterie), produit 143 200 tonnes de produits transformés et 7 500 tonnes de salaisons sous IGP Auvergne et Ardèche. « Notre objectif est de conforter cette filière en accompagnant sa modernisation, en la représentant au mieux au sein des institutions professionnelles et administrations, en poursuivant nos missions historiques, en communiquant davantage et amplifiant notre expertise règlementaire et technique pour accompagner au mieux les éleveurs », résume Francis Le Bas.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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