Les Cuma se portent plutôt bien. Alors que le nombre d’agriculteurs ne cesse de diminuer, le nombre d’adhérents se maintient.
11500 Cuma (1) regroupent 40 % des exploitations, voir même jusqu’à 75 % dans certaines régions! Ces coopératives sont plus nombreuses dans les zones d’élevage, notamment dans l’Ouest, le Massif central ou le Sud-Ouest. Quelques chiffres traduisent leur forte implication en élevage : 36 % des ensileuses et 31 % des épandeurs à fumier par exemple sont achetés par des Cuma, 47 % des Cuma détiennent un épandeur…
Leur activité est en croissance: avec une moyenne de 45 000 euros de chiffre d’affaires par coopérative. Et elles sont de plus en plus nombreuses (15 %) à employer des salariés pour alléger le travail de leurs adhérents.
Les Cuma sont un fort levier d’amélioration de la rentabilité. Mais pas seulement. Elles permettent d’innover, d’expérimenter, de partager les risques… Ce sont aussi des groupes d’agriculteurs solidaires qui s’entraident.
Dans notre dossier, certaines Cuma ont une organisation très poussée, comme la Cuma des villages dans la Somme. La Cuma de Lescheroux, dans l’Ain, ose ce que personne n’a jamais fait: investir dans un séchoir collectif. D’autres encore s’organisent autour d’un matériel très performant. Pour tous ou presque, le groupe est source d’échange de pratiques et de progrès.
Les Cuma ont un bel avenir devant elles. À deux conditions: ne pas laisser l’individualisme prendre le dessus, avec des adhérents de plus en plus consommateurs- zappeurs ne regardant que le prix de facturation. Et convaincre les jeunes d’adhérer et de s’investir dans ces coopératives.
(1) FNCuma - enquête 2011.
au SOMMAIRE du dossier
Page 30 : Une Cuma et ses six filiales - Dans la Somme
Page 32 : Le pressage du foin délégué - Dans l’Aveyron
Page 33 : Une aire de lavage collective - Dans l’Ain
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