Tandis que la production et les exportations néerlandaises de viande de porc sont en repli sur le début d’année, leurs envois d’animaux vifs (porcelets et porcs) progressent.
La filière porcine néerlandaise est résolument tournée vers l’exportation, que ce soit de porcelets, de porcs vivants ou de viande de porc. Seulement 30 à 40 % de la production nationale reste sur le territoire. Le reste est surtout destiné aux états membres de l’Union, l’Allemagne en tête.
Le début de l’année 2006 ne vient pas contredire cette tendance de fond. Quelques changements sont cependant à noter.
Baisse des exportations de viande de porc...
Les exportations de viande de porc sont en repli. Du mois de janvier à la mi-avril, elles se sont élevées à 229.000 tonnes, alors qu’elles atteignaient 246.000 tonnes sur la même période de 2005. Cette baisse s’explique d’un côté par une diminution de la production nationale, liée à la restructuration du secteur. Certaines destinations ont d’autre part étaient moins demandeuses de viande porcine néerlandaise. C’est le cas notamment de l’Allemagne (-18.000 tonnes) et du Royaume-Uni.
Les Pays-Bas n’en sont pas pour autant tout à fait perdants, leurs envois de porcs vifs et de porcelets s’étant développés.
...mais progression des envois d’animaux vifs
La proximité géographique entre les Pays-Bas et l’Allemagne, poussent les éleveurs néerlandais à vendre leur production au plus offrant. L’écart de prix est donc le facteur déterminant dans l’évolution du commerce extérieur.
L’avantage étant aux Pays-Bas en ce début d’année, il n’est pas étonnant de noter une augmentation de leurs exportations de porcs vifs vers l’Allemagne. Ces dernières ont progressé de 50.000 têtes sur les quatre premiers mois de l’année, pour atteindre 660.000 porcs.
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Les autres états membres sont aussi demandeurs de marchandises néerlandaises. Ainsi, la Belgique a augmenté ses achats de 14.000 têtes sur cette même période, et une hausse de 5.000 têtes est observée vers l’Italie. Quelques baisses ont en revanche eu lieu vers l’Espagne (-3.000 têtes environ) et vers la Hongrie.
Finalement, les Pays-Bas ont exporté 871.000 porcs vivants sur les quatre premiers mois de 2006, contre 833.000 têtes en 2005, soit une hausse de près de 4,6 %.
Même tendance haussière du côté des porcelets. Entre janvier et la mi-avril 2006, 1,3 million de porcelets ont été expédiés des Pays-Bas, alors qu’ils n’étaient que 1,2 million sur la même période de 2005.
Les clients augmentant leurs achats sont principalement l’Italie (entre +40.000 et+50.000 têtes) et la Hongrie (+6.000 têtes).
En revanche, des baisses sont constatées vers l’Allemagne (-30.000 têtes), et surtout vers l’Espagne (-90.000 têtes).
Des perspectives assez optimistes
Les professionnels néerlandais tirent finalement un bilan assez positif du début d’année. Et les perpsectives sont assez optimistes pour les mois à venir.
Leur commerce extérieur devrait au moins se maintenir à son niveau actuel. Et une bonne tenue des prix est possible d’ici à la fin de l’année. Mais comme toujours, le marché néerlandais s’adaptera à l’évolution de ses voisins et principaux clients. Et tout particulièrement à l’Allemagne, son partenaire et concurrent privilégié.