Pour la section œuf de l’UGPVB, « l’Etat doit être au rendez-vous de l’indemnisation des pertes subies par les éleveurs de la filière œuf de consommation ! ». Les épisodes de grippe aviaire, qui ont touché les Pays de la Loire en 2021-2022 et la Bretagne en 2023, notamment les Côtes d’Armor, ont particulièrement affecté la filière œuf de consommation.
L’UGPVB rappelle que la production d’œuf de consommation est une filière à cycle long (18 semaines pour élever une poulette prête à pondre suivies d’environ 60 semaines de pont en souches brunes). Or, « il n’y a aucune remise en place possible de lots de volailles tant que la zone n’a pas retrouvé intégralement son statut de zone indemne. Vu les délais longs propres à la filière œuf, le retour à une production normale prend jusqu’à six mois après la levée des zonages », insiste l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne.
Face à cette situation, les éleveurs d’œufs de consommation demandent le maintien de l’indemnisation des pertes économiques et la prise en compte des surcoûts liés à la première réalisation du nettoyage/désinfection de leurs élevages, dites ND1, la seconde désinfection étant réalisée par une entreprise externe et indemnisée.
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Sur la base de cas concrets, l’UGPVB a chiffré le surcoût moyen lié à la réalisation du ND1d’un élevage de la filière œuf de consommation victime de la grippe aviaire, au maillon poussinière à 0,20 euro HT/poulette et au maillon ponte à 0,50 euro HT/poule par rapport à la pratique usuelle entre deux bandes.