Gîtes de France® à la rencontre des porteurs de projets

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11e rendez-vous Gîtes de France®

Dans le cadre de la onzième édition de son opération nationale dédiée aux futurs propriétaires, Gîtes de France®, “acteur de référence de l’accueil chez et par l’habitant en France”, a fixé, du 5 au 11 octobre, plusieurs rendez-vous afin de rencontrer tous les porteurs de projets de gîtes ou chambres d’hôtes. C’est ainsi que Gîtes de France® Cantal a proposé, samedi 10 octobre, un accueil au gîte d’Élisa, propriété de Michel et Sylvie Marquet à Badailhac (Saint-Mamet-la-Salvetat), comme point de rencontre avec de potentiels porteurs de projets. L’idée : les accompagner “dans l’ensemble de leurs démarches et les aider dans cette grande aventure”, expliquait Carole Montil, directrice adjointe des Gîtes Cantal. 

Hommage familial

“Élisa, c’était ma grand-mère qui vivait ici, propriétaire de la petite exploitation. À la base, la maison d’habitation était celle d’à côté. Ici, c’était une dépendance pour les animaux, les cochons en bas, un grenier à grains en haut”, présentait Sylvie. Une transmission familiale qui a abouti en 2013 au réaménagement de la dépendance pour la création du gîte. “Beaucoup de travail, beaucoup de casse-tête, enchaînait Michel, pour obtenir exactement ce qu’on voulait. C’est pour cela que l’accompagnement de Gîtes de France® est significatif aussi.” “Et puis un gîte, c’est chouette car on voit des gens venus d’un peu partout. Un contact se fait et on a vraiment une très belle clientèle”, appuyait Sylvie qui, depuis 2013, n’a relevé aucun souci, “peut-être une ou deux familles un peu plus compliquées à gérer”, mais cela reste à la marge.

Recherche d'éléments de réponse

À leurs côtés, David et Lionel écoutent attentivement. Les deux frères sont venus car ils ont un bien familial à retaper du côté de Quézac. “On aimerait le transformer en gîte, le bâtiment annexe également pourquoi pas. Il y a du potentiel et on aimerait savoir comment faire, de quelles aides on peut disposer, comment s’organiser.” À ce jour, seul le Département apporte un soutien à hauteur de 20 % jusqu’à 30 000 € de travaux, le double s’il s’agit de rénover une grange de caractère. “On se pose encore beaucoup de questions, raison pour laquelle nous sommes venus chercher des éléments concrets”, précisaient les frères qui aimeraient “remettre de l’activité, de la vie sur ce lieu”, limitrophe avec la Corrèze “et au bord d’un cours d’eau, donc on pourrait y développer aussi quelque chose autour de la pêche”.

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Projet ambitieux

Un peu plus loin, c’est Philippe et Chantal qui sont venus d’Allanche pour en savoir plus. Leur projet est beaucoup plus abouti. Ils sont même venus avec les plans de “la grange attenante à la maison que nous souhaitons rénover. Mais moi, je ne suis pas trop d’accord avec ce qu’a fait l’architecte”, osait Chantal. Il faut dire que le projet est ambitieux autour d’une grange “de 150 m2 avec l’idée d’y ajouter une mezzanine, précisait Philippe. Il y a aura quatre chambres. Donc c’est important pour nous de bien se renseigner car on ne veut pas faire n’importe quoi, d’autant que je serai bientôt à la retraite”. Ancien producteur laitier, il s’est aujourd’hui converti en aubrac allaitant. “Aucun de mes enfants ne veut prendre la suite, donc je prépare l’avenir avec ce projet sur un local désormais vide.”

  

Parc - 50 à 60 nouveaux gîtes par an

En 2025, 80 porteurs de projet ont été accompagnés par l’agence Gîtes de France® Cantal. Chacun d’entre eux a pu bénéficier d’un accompagnement personnalisé et de l’expertise du réseau, depuis la conception de leur offre d’hébergement jusqu’à leur commercialisation. “Tous les dossiers n’aboutissent pas, mais on a entre 50 et 60 nouveaux hébergements tous les ans, avec un turn-over assez important”, relevait Bernard Vidal, président de Gîtes de France® Cantal, également présent à Saint-Mamet. Le parc cantalien reste assez ancien, comme les propriétaires “qui sont assez âgés. Donc certains arrêtent car c’est quand même du travail et de la disponibilité d’entretenir un gîte. Et puis il y a des biens qui se vendent également, cette année particulièrement”, notait le président. Pour autant, le parc cantalien reste assez stable avec près de 850 hébergements.    

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