Quelles propositions du CNPA pour relancer les exportations alimentaires françaises ?

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Le CNPA recommande d’ailleurs de mieux promouvoir les productions françaises à l’international, en se regroupant sous une bannière unique « Pavillon France ». Crédits : © Réussir

Le Centre national pour la promotion des produits agricoles et alimentaires (CNPA) a présenté, le 13 octobre en conférence de presse à Paris, ses recommandations pour relancer les exportations alimentaires françaises. Le CNPA demande notamment de faire de l’export une « priorité de la diplomatie économique ». 

Entre 2010 et 2025, la France est passée du 2ème au 5ème rang mondial des exportateurs de produits alimentaires, selon les chiffres du Centre national pour la promotion des produits agricoles et alimentaires (CNPA) présentés le 13 octobre à Paris. Face à ce constat, des recommandations sont proposées à l’occasion de l’élection présidentielle, visant à « relancer l’export alimentaire français ». 

Le CNPA appelle en premier lieu à faire de l’export alimentaire une « priorité de la diplomatie économique », en associant des délégations agricoles et agroalimentaires aux visites diplomatiques. « Je pense que les gens d'Airbus sont dans les valises des déplacements à chaque fois. On voudrait que l'agroalimentaire et l'agriculture le soient aussi », affirme en conférence de presse Emmanuel Bernard, trésorier du CNPA. « Il ne faut pas oublier les grandes filières céréalières, viticoles, bovines et laitières dans les voyages […] ce sont des fleurons qui font du volume et du chiffre d’affaires », défend à son tour le président Yannick Fialip. 

« Il ne faut pas oublier les grandes filières céréalières, viticoles, bovines et laitières dans les voyages […] ce sont des fleurons qui font du volume et du chiffre d’affaires »

Le CNPA recommande d’ailleurs de mieux promouvoir les productions françaises à l’international, en se regroupant sous une bannière unique « Pavillon France ». L’objectif est de simplifier le message à l’international, pour que la France soit plus visible, notamment sur les salons. « Chasser en meute, se regrouper sous une bannière, c'est essentiel », soutient Emmanuel Bernard. Le CNPA souhaite à ce propos que les Régions de France participent à cette simplification du message. « Aujourd’hui, c'est bien qu'il y ait 13 régions en France avec chacune leur logo. Mais quand on est dans le marché international, ça ne porte pas », explique Yannick Fialip.

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Une « conférence nationale à l’export » et un « guide national de l’exportateur alimentaire »

Sur le plan réglementaire et notamment sanitaire, le CNPA demande des « simplifications législatives » et « plus de réactivité » aux administrations. Et recommande l’organisation d’une « conférence nationale à l’export », afin de « resituer les priorités et éventuellement identifier les problèmes », détaille Emmanuel Bernard. Le CNPA appelle aussi à développer un « guide national de l’exportateur alimentaire » pour améliorer l’accompagnement des entreprises exportatrices, ainsi qu’une « cartographie nationale » de ces acteurs de l’export. 

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Le CNPA annonce en parallèle avoir invité, au Salon international de l'agroalimentaire (Sial) qui ouvre ses portes le 17 octobre à Paris, des entreprises françaises qui n’ont jamais pratiqué l’export. Une dizaine d’entreprise de l’agroalimentaire (biscuit, lait, charcuterie) seront accompagnées lors d’une journée le 20 octobre. « L’idée, c’est de leur faire prendre conscience qu'elles pourraient aussi exporter des produits phares que l'on fait en France », explique Yannick Fialip. 

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« On parle peu d'agriculture et d'export agricole dans la campagne présidentielle qui a débuté »

Sur la question des accords de libre-échange, le CNPA indique que les entreprises françaises « rencontrent des difficultés à se saisir pleinement des accords de libre-échange conclus par l’Union européenne ». La France ne remplit qu’à 84 % le quota d’exportation possible de produits agricoles et agroalimentaires dans ses accords, selon les chiffres présentés. « On veut jouer d'égal à égal », indique Yannick Fialip, qui appelle aussi à avoir les mêmes conditions de production dans ces accords commerciaux. « Ce n’est pas toujours le cas », souligne-t-il. 

Le CNPA appelle aussi les candidats aux élections présidentielles de 2027 à se saisir de ces recommandations. « On parle peu d'agriculture et d'export agricole dans la campagne présidentielle qui a débuté », regrette Yannick Fialip. Et à plus long terme, le président du CNPA exige une « vision claire et prospective sur plusieurs années, pour continuer à être un grand pays producteur et exportateur ». 

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