Le 25 septembre dans son usine de bonbons, dans l'Essonne, Gilles Duault, ainsi que deux autres entrepreneurs, se sont vus distingués par l'association CRA (cédants et repreneurs d'affaires) et ses partenaires. Gilles Duault est un vendeur dans l'âme : sortant de l'ESG il a commercialisé des fromages frais Gervais, des charcuteries bretonnes Elquin, des pains Jacquet, comme directeur commercial des surgelés. Puis il est resté un an à la direction commerciale de la Boulangerie de l'Europe à Reims, jusqu'à sa cession à BCS, qui avait déjà repris Jacquet. Il approche alors de la cinquantaine, et en a assez des changements de capitaux. Quand il arrive aux pizzas Alpes Frais en Isère, il a envie de devenir patron dans l'agroalimentaire. Un mois de formation CRA lui donne confiance. En septembre 2008, ses économies fondent ; il doit investir vite. Battant la campagne, il tombe sur la confiserie Kubli, mal en point. Le réseau Entreprendre lui accorde un prêt d'honneur, de 15 000 euros seulement, mais qui lui permet d'obtenir 50 000 euros de Total Développement. Sa famille contribue et la Banque populaire lui permet de remplacer le cuiseur. Il s'appuie sur son « trésor » : le stock de moules à bonbons anciens et les compétences du personnel qu'il remotive. À la faveur d'une concurrence faible, il équilibre son résultat d'exploitation dès la première année (en 2010), et peut à nouveau investir. Il produit 500 tonnes de bonbons qu'il exporte en partie. Kubli fait 8 % de résultat net cette année pour 2 millions d'euros de chiffre d'affaires, 60 % de plus depuis sa reprise.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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