Fromages : la France l’emporte au Sirha

- - 2 min

L’International caseus award démontre l’intérêt croissant des étrangers pour les fromages traditionnels.

La troisième édition de l’International caseus award, créé en 2005 au Sirha par Hervé Mons, meilleur ouvrier de France, s’est tenue à Lyon en début de semaine. Ce concours mondial récompense les trois meilleurs crémiers fromagers parmi les candidats de douze pays. Ces derniers font l’objet d’une première présélection puis concourent à cette épreuve qui s’est tenue le 24 janvier. Japon, Australie, Royaume-Uni, Belgique, Etats-Unis, France, Italie, Pays-Bas, Espagne, Canada, Suède et Suisse se sont affrontés. Le vainqueur a été une nouvelle fois la France avec Cedric Lenoir et Audrey Millard. Sont venus ensuite le Japon pour l’argent et l’Angleterre pour le bronze.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Le concours, au jury duquel nous avons participé, est un véritable show orchestré par le Sirha. Le décor est spectaculaire, le public nombreux et le tout se déroule dans une ambiance de stade, chacun venant soutenir son équipe, drapeau au vent. Les candidats ont affronté pas moins de 7 épreuves : constitution d’une vitrine, découpe d’un Cheddar, pliage et mise en sac, reconnaissance à l’aveugle, épreuve de vente, QCM sur les AOP et enfin la présentation au grand jury. Durée totale du concours : près de dix heures de compétition. Le jury comptait 20 personnes, venant de plusieurs pays.

Une chance à l’export

Le succès répété de l’opération est très encourageant pour les professionnels français. « Ce qui nous a frappé c’est que les candidats sont en moyenne des jeunes et qu’ils viennent du monde entier, se réjouit Anne Richard, directrice du Cnaol. Ceci signifie que nos fromages intéressent hors Europe. Ensuite, lors de la présentation au Grand Jury nous nous sommes aperçus de l’intérêt de toutes les équipes présentes pour les fromages traditionnels au lait cru, même dans les pays ou la législation est restrictive. » Le constat est instructif pour les producteurs français. Les fromages AOP ont manifestement une carte à jouer à l’exportation, dont ils n’ont guère profité jusqu’à présent.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires