Féthi, promoteur des ventes, est un ambassadeur de la banane française

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En rayon, Féthi relève les numéros de “fabrication” des bananes françaises pour savoir si la rotation est satisfaisante. « Je regarde aussi l’aspect des bananes, les défauts, grattages, et je remonte toutes les infos. » En parallèle, il échange avec le chef de rayon. Ici, Gérard (Leclerc de Pontchâteau) le rassure : « Aucun problème pour l’augmentation des prix » (lire aussi p.24). Avec la refonte du magasin, Gérard aura un rayon f&l deux fois plus grand. Il parle déjà avec Féthi des animations qu’ils pourront mettre en place, « une vraie animation, avec une tête de gondole permanente et l’image des Antilles. » Crédits : © Julia Commandeur
13h, en rayon. Féthi en profite pour interroger quelques clients. Certains ne se posent même pas la question : ils achètent automatiquement la banane française, surtout pour l’origine, un peu pour la praticité. Une autre cliente explique que cette fois-ci, elle ne prendra pas la banane bleu-blanc-rouge car elle n’est pas assez verte à son goût. La mise en place de ce nouveau métier permet à Fruidor d’avoir une vraie vision magasin, qu’elle n’avait pas avant. Crédits : © Julia Commandeur
Lorsque c’est possible, Féthi fait une analyse chiffrée : il compare les ventes en vrac avant et après la mise en place du concept dans le magasin. « Les chiffres sont là : il y a toujours autant de vrac vendu, la banane française ce n’est que des ventes additionnelles. Et il n’y a presque plus de casse en rayon. » Féthi finit sa journée en passant à la mûrisserie, sur le Min, « pour voir la qualité de ce qu’on va envoyer dans les 48h ». Il y a aussi une réunion par semaine avec la mûrisserie : « comme c’est un nouveau concept, le mûrisseur a besoin de savoir comment évolue cette banane. » Aujourd’hui il est 15h, mais c’est parfois plus tard. Il lui reste encore un travail administratif de 1h-1h30 le soir, pendant lequel il rédige ses rapports et les envoie au siège. « Je fais des journées Crédits : © Julia Commandeur
Féthi est un vrai passionné. « J’ai un engagement professionnel mais aussi citoyen, je suis un ambassadeur du Made in France. Je parle tout le temps de la banane française, même en dehors de mon travail. » Féthi gère actuellement 130 magasins. A terme, il s’occupera de toute la gamme Fruidor (Banane et Terroir). Crédits : © Julia Commandeur
Début de la journée : 5h30. « Je n’ai pas de journée type. J’aime commencer tôt le matin. Je vais souvent le matin mettre en place les bananes dans un rayon. » Puis Féthi se rend dans différents magasins, faire du suivi ou à des rendez-vous. « J’essaye de faire quatre à six magasins par jour. » Ce jour-là, il restera en Loire-Atlantique et ira au Intermarché (super) à Rezé, à l’Hyper U de Blain et au Leclerc (hyper) à Pontchâteau. Au final beaucoup de voiture, avec parfois des parcours de 200 km. Du temps bien rentabilisé puisqu’ « on échange beaucoup par téléphone avec mes autres collègues promoteurs, sur les productions, ce qui permet de connecter les mûrisseries, on parle des tendances de ventes, les astuces de théâtralisation… » Crédits : © Julia Commandeur
Toute la journée, Féthi se rendra dans différents magasins. La difficulté : le manager n’est pas souvent disponible. C’est pourquoi il est important de faire du relationnel avec l’ensemble des équipes. Il est déjà connu comme “monsieur Banane”. L’ambiance est bonne enfant : on demande des nouvelles des collègues, on se raconte les vacances si le timing le permet. Avec Antoine, responsable du Intermarché de Rezé, il échange sur les tendances du marché et les segmentations du rayon banane. A Blain, avec Emilie, la responsable du rayon f&l, et Nathalie, celle du rayon fleurs, il envisage une animation rayon avec des bananiers. La meilleure période : septembre-octobre ou avril-mai. Crédits : © Julia Commandeur

Féthi Abdellaoui est promoteur des ventes sur le Grand-Ouest de la banane française. Un nouveau métier pour un nouveau concept, lancé par Fruidor au printemps 2015. « C’était un vrai chamboulement : un prix fixe toute l’année, pas de promotion, une vente au nombre de fruits et pas au poids… Ce n’était pas facile de convaincre les magasins au début ». Car c’est le métier de Féthi : convaincre les magasins de mettre en vente la banane française, au côté de la banane vrac de Guadeloupe et Martinique. La cadence était, avant l’ouragan Matthew (lire ici), de 4 à 6 nouveaux magasins par semaine et par promoteur. « Lorsqu’un magasin adhère, je conseille le volume à commander, en fonction de la taille du magasin, sa localisation et la typologie des clients. En cinq-six mois, le magasin peut atteindre son volume optimal. » Un supermarché peut faire entre 15 et 20 colis de bananes françaises par semaine, un hypermarché entre 50 et 70. Certains magasins ont parfois atteint plus de 100 colis par semaine. Mais le démarchage des magasins n’est qu’une partie du travail. Développer le relationnel, pallier les problèmes et aléas du chef de rayon et offrir des outils marketing en est une autre.

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