« Il était demandé aux éleveurs d’analyser au moins 30 % des colostrums avec un réfractomètre optique ou digital » explique Marlène Lacreusette de Virbac. Cette étude a été publiée dans le recueil des journées techniques vétérinaires (GTV) 2020.
Dans cette étude, un tiers des colostrums présentaient une concentration en immunoglobulines G inférieure à 80 g/l, et étaient alors considérés comme non satisfaisants pour une production allaitante. Les valeurs variaient de 4,9 g/l à 257 g/l d’IgG, avec une moyenne à 100,3 g/l.
Ici, les primipares avaient des colostrums de qualité au moins équivalente à ceux de multipares. « Il ne faut donc pas systématiquement penser qu’ils seront moins bons, mais plutôt s’appuyer sur des données propres à l’élevage. »
Connaitre la qualité du colostrum renseigne sur le niveau de protection du veau nouveau-né, s'il est bu rapidement et en quantité suffisante. "C'est le concept des 3Q : Quality, Quantity, Quickly." A l’échelle du troupeau, c'est un élément qui permet de raisonner les pratiques de préparation au vêlage des vaches (alimentation, vaccination en prévention des diarrhées néonatales du veau, traitement antiparasitaire d’avant vêlage,…). Dans cette étude, le suivi colostral a permis de mettre en évidence dans un des élevages le vol du colostrum avant vêlage par des veaux de la même case.
Un réfractomètre se trouve aux environs de 50 euros
Pour extrapoler la concentration en immunoglobulines G (IgG) à partir de la mesure en %brix, on utilise l’équation :
Concentration (en g/l) = (%brix – 17,546) / 0,0932
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.