La Normandie représente 4% de la production nationale de poulet de chair, avec une croissance observée supérieure à la moyenne nationale (+18% entre 2010 et 2020), notamment en production label. Avec la souveraineté alimentaire et l’adaptation au changement climatique comme maîtres mots, la région s’engage via plusieurs actions pour la filière avicole, visant la construction de 19 poulaillers de 1 500 m² et de 16 poulaillers Label Rouge ou fermiers de 400 m².
Dans le département de l’Eure, majoritairement tourné vers les grandes cultures céréalières, la filière avicole se révèle être un levier stratégique d’adaptation au changement climatique, par son potentiel de diversification et sa complémentarité dans les systèmes de polyculture-élevage.
Ainsi, la région s’est fixée, pour 2035, l’objectif de développer la production de volailles de chair. Cet engagement passe par des objectifs annuels de développement : la création de 6 300 tonnes équivalent carcasse (tec), ainsi que la construction de 19 poulaillers de 1 500 m² et de 16 poulaillers Label Rouge ou fermiers de 400 m². Depuis 2023, 66 projets avicoles répartis sur le territoire ont bénéficié d’un soutien financer, soit 3,30 M€ pour un montant total de 15 M€.
Trois leviers pour accompagner les exploitations
L’action de la région Normandie repose sur trois leviers. En premier lieu, des aides à l’investissement via le dispositif Normandie Agriculture Investissement (NAI), cofinancé par la région et le FEADER. Ce dispositif finance jusqu’à 40 % des investissements, soit un montant maximum de 80 000 € par projet. Un quart des crédits de ce dispositif est consacré à l’adaptation au changement climatique, soit une enveloppe de 10 M€. Ensuite, la région s’engage pour faciliter l’accès au financement auprès des banques, grâce à un dispositif de garantie. Sur le portefeuille à construire, d’un total de 265,50 M€, 70 % ont déjà été mobilisés au 31 août 2026 pour soutenir près de 1 000 prêts. Enfin, des chèques Conseil Agricole Stratégique, Environnemental et Économique sont proposés aux agriculteurs, afin de bénéficier d’accompagnement autour de quatre enjeux : le changement climatique, la souveraineté alimentaire du territoire, l’amélioration de la qualité de vie au travail, ainsi que l’installation ou la transmission d’un outil de production. La région prend en charge 80 % du coût du conseil, plafonné à une aide maximale de 2 000 €.