Equarrissage : la taxe d’abattage va subsister

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Les négociations des filières animales avec les équarrisseurs doivent s’achever jeudi, le 17 juillet étant la date de basculement du SPE (service public d’équarrissage) vers un mode privé de financement. Si neuf structures ATM (animaux trouvés morts) ont pu se constituer - ruminants, porcs, équidés, volailles de chair, poules pondeuses, lapins et palmipèdes à foie gras -, aucune n’a pu s’accorder avec les sociétés d’équarrissage sur des tarifs d’enlèvement des cadavres d’animaux d’élevage. Le dossier le plus compliqué est celui des ruminants. Il est plombé par de lourds arriérés. Les éleveurs doivent s’attendre à payer davantage de « contribution volontaire obligatoire » que la CVO déterminée par décret en novembre dernier ; les abatteurs devront supporter une taxe d’abattage fixée par l’Etat, quelque temps encore. La conversion en CVO abatteur attendra : « le dossier n’est pas mûr, les délais sont trop courts », juge Yves Berger, directeur d’Interbev. Quant à la partie éleveur, on s’en tiendra à un tarif fixe, annonce-t-il. Les interprofessions du porc et de la volaille escomptent une économie de TVA aux CVO abatteurs, permettant de palier la disparition du soutien de l’Etat. Des contributions qui attendent encore d’être étendues (rendues obligatoires) par le gouvernement.

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