Le Crédit agricole a lancé, le 15 septembre à l’occasion du Space 2026, une offre de financement pour soutenir l’engraissement des bovins dans la filière allaitante. L’objectif est de « sécuriser » les flux financiers entre l’éleveur, l'acheteur des animaux et la banque.
Face à une décapitalisation structurelle du cheptel allaitant, le Crédit agricole a annoncé le 15 septembre au Space 2026 lancer une offre de financement dédiée à l’engraissement bovin. Intitulée « Agil Appro Élevage », l’offre permet de financer 100 % de l’achat des bovins maigres et de « sécuriser » les flux financiers entre l’éleveur, l'acheteur des animaux et le Crédit Agricole, soutient la banque. Ce financement alternatif est accessible via un contrat de production à prix minimum garanti, d’une durée de 3 mois et avec un taux à 1,7 %. Dès le début du lot, l’éleveur et le marchand d’animaux signent un contrat qui prend en compte l’achat du broutard et de son engraissement. L’objectif du Crédit agricole est de soutenir le développement de l’engraissement bovin en France, alors que de nombreux bovins maigres sont exportés vers l’Espagne ou l’Italie. « Cela nous permet de conserver plus de valeur sur nos territoires avec l'engraissement, et aussi de faire vivre l'économie de nos bassins d’élevage », argumente Christelle Doussineau, directrice du marché de l'agriculture au Crédit agricole Bretagne.
500 millions d’euros mobilisés par le Crédit agricole pour développer son offre
Par cette nouvelle offre, le Crédit agricole indique se « substituer » aux opérateurs qui réalisaient des financements, mais qui font désormais face à l’augmentation des prix des bovins. Une première expérimentation a été réalisée sur une exploitation du Finistère, où 160 bovins ont été engraissés via une ouverture de crédit de 400 000 euros. La banque verte annonce déployer cette offre à l’échelle nationale à partir du 1er janvier 2027, avec une première enveloppe de 500 millions d’euros.