« Dans le contexte de guerre, il est très difficile de se prononcer sur ce sujet, car on vous accuse tout de suite de ne pas soutenir l’Ukraine. Mais du seul point de vue agricole, une entrée de l’Ukraine dans l’UE serait une catastrophe pour l’agriculture européenne», a estimé le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, interrogé par les quotidiens régionaux du groupe Ebra.
Le président de la FNSEA réagissait à la déclaration de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ayant recommandé le mercredi 8 novembre l’ouverture de négociations d’adhésion à l’UE avec l’Ukraine et la Moldavie.
« L'Ukraine a franchi bien plus de 90 % des étapes nécessaires que nous avions exposées l'année dernière dans notre rapport.
Sur cette base, nous avons recommandé aujourd'hui que le @EUCouncil ouvre les négociations d'adhésion. »
La plus grande exploitation ukrainienne fait 700 000 hectares, rappelle Arnaud Rousseau
« On ne joue pas avec les mêmes règles. L’agriculture ukrainienne pèse l’équivalent d’un quart de l’agriculture européenne, en volailles et grandes cultures essentiellement, avec des normes environnementales et des standards de production très en deçà de nos pratiques. La plus grande exploitation ukrainienne fait 700 000 hectares, en France, c’est 2 000 ! », explique Arnaud Rousseau repris notamment par le journal L’Alsace.
Marc Fesneau part demain en Ukraine pour aborder les dossiers agricole d’intérêt commun
Une déclaration qui intervient alors que Marc Fesneau s’apprête à s’envoler pour l’Ukraine à l’invitation de son homologue ukrainien, Mykola Solsky. Ce déplacement vendredi 10 et samedi 11 novembre « permettra de réaffirmer le soutien dans le cadre européen de la France à l’Ukraine dans le domaine agricole et agroalimentaire, de renforcer la coopération agricole entre nos deux pays, d’aborder les autorités ukrainiennes de la contribution de la France à la reconstruction de l’Ukraine, mais aussi d’aborder l’ensemble des dossiers agricole d’intérêt commun y compris la situation des marchés agricoles européens et français dans le cadre de la libéralisation de l’accès au marché unique pour les produits agricoles ukrainiens», indique le cabinet du ministre.