L'Etat s'est officiellement retiré du capital de l'agence Sopexa qui voit entrer trois nouveaux actionnaires et la montée en puissance du Crédit Agricole. 100% privée, Sopexa se restructure pour développer son CA.
Nouvel actionnariat, nouvelle organisation, relations clarifiées avec l’État, élargissement de l’offre, le nouveau groupe Sopexa est née. L’assemblée générale du 21 février a entériné le départ de l’État du capital . Le nouvel actionnariat est détenu à 50 % par les interprofessions (Interbev-10 %, Interfel-10 %, Anivit-9 %, Copica-11,84 %, Cniel-10 %…) et 50 % par des généralistes, a hier précisé Dominique Chardon, président du nouveau groupe Sopexa. Trois nouveaux actionnaires font leur entrée : Unigrains à hauteur de 2,10 %, Sofiprotéol pour 4,19 % et Intercéréales (2,09 %). Le Crédit Agricole qui a racheté une partie des actions de l’État monte en puissance avec 18,77 % des parts. Les nouvelles relations de l’agence avec l’État se traduisent par
« une délégation de service public (DSP) acquise, par appel d’offre, pour 5 ans (2008-2012) après mobilisation intense de toutes les équipes », a hier précisé Dominique Chardon devant la presse. La DSP du ministère de l’agriculture représente un budget de 15 millions par an sur la période. La mission confiée par l’État à la Sopexa consiste à : concevoir et mettre en œuvre un ambitieux programme de promotion de la culture alimentaire et des produits français dans le monde. Cette DSP se traduira par 500 actions menées pour le compte du ministère.
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Le renouveau de la Sopexa passe aussi par une nouvelle organisation et un réseau international étendu. Trois nouvelles directions opérationnelles ont été créées : une direction des marchés (dirigée par Bertrand Girard), une direction des relations extérieures et de la culture alimentaire (Marie-Noëlle Guérin) et une direction marketing et stratégie (Philippe Nauche). Cette dernière s’est vue confier la lourde tâche d’élargir le champ d’intervention du groupe Sopexa au niveau des secteurs (au-delà de l’agroalimentaire vers l’art de la table, la nutrition, l’oenotourisme et le développement durable), des métiers (avec le développement de conseil à la mise en place d’actions) et du réseau géographique (55 pays sont actuellement couverts). A partir de son bureau de Barcelone, Sopexa touche désormais les pays d’Afrique du Nord. Elle a également étendu son influence en Asie, vers la Malaisie, l’Indonésie et les Philippines.
« Sopexa se projette dans le futur, nous voulons être une world company », a déclaré hier Jean-Noël Bossé, directeur général adjoint du groupe. Une world company qui restera
« au service des PME », a nuancé Dominique Chardon.
Dotée de 1 800 clients, la Sopexa devrait annoncer à l’assemblée générale du 13 mai un chiffre d’affaires de 87,5 M Eur et un résultat positif. L’an passé, l’agence qui compte 285 collaborateurs a participé à 70 appels d’offre (contre 48 en 2005), obtenant 50 % de succès auprès de nouveaux clients. Réuni le 22 avril prochain, le nouveau conseil d’administration issu à 100 % du secteur privé devra réfléchir aux nouvelles orientations pour le groupe Sopexa.