Des fromages prisés des chefs étoilés

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La ferme de l’Épine Blanche, située au Baguet sur la commune de Druelle en Aveyron, commence à se faire un nom dans le milieu des fromages de brebis fermiers bio. Crédits : © Adélaïde Maisonable – Nuukphotographies

Petit-fils et neveu d’agriculteurs, Alexis Cadars a toujours rêvé d’exercer ce métier. « Les week-ends et vacances passés chez mon oncle et mon cousin, producteurs de lait de brebis pour Roquefort, m’ont donné le goût de l’élevage, et de la brebis laitière ». Fort d’un BTS ACSE réalisé en alternance, dans une exploitation en ovin lait, Alexis Cadars passe deux ans de salariat à la ferme de Mayrinhac, spécialisée dans les viandes et charcuteries fermières de porc et d’agneau.

Un projet bâti au fil des expériences
« Cette expérience m’a permis de découvrir la transformation et la vente directe. Cela m’a motivé à reprendre les études en 2018, pour passer un certificat de spécialisation en produits fermiers à Aurillac. La formation se faisant en alternance, j’ai été apprenti au Gaec Boutet, producteur chevronné de fromages de brebis bio sous la marque Le Vézou ».
Le jeune agriculteur s’inscrit ensuite au RDI afin de trouver une ferme. « Par le bouche-à-oreille, j’ai rencontré Pierre Joffre qui recherchait un associé sur sa ferme familiale du Baguet, produisant du lait de brebis en bio depuis 2006 pour la Bergerie de Lozère ». Les deux éleveurs ont tout de suite enclenché le projet de transformation. « Pierre Joffre y pensait déjà, j’ai apporté mes compétences ! ».

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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