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Dépérissements de la vigne : quel est l'impact du climat ?

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Les symptômes d'esca apparaissent d'autant plus s'il fait chaud et humide, selon une étude récente de l'Inrae. Crédits : © X. Delbecque

Une équipe de l’Inrae de Bordeaux vient de mettre en évidence le rapport entre le climat et les dépérissements. Plus il fait chaud et humide, plus le risque est important.

Chloé Delmas et ses collègues de l’Inrae de Bordeaux avaient déjà mis en évidence que la sécheresse inhibe les symptômes de maladies du bois. Ils viennent désormais de démontrer qu’il existe un lien plus général entre le climat et leur expression. « Nous avons utilisé des modèles statistiques, détaille la chercheuse, et nous avons trouvé que la température, en lien avec l’humidité du sol, est plutôt bien corrélée avec l’apparition des symptômes. »

Autrement dit, si la vigne dispose d’eau, plus il fait chaud et plus il y a de maladies du bois. Cela trouverait son explication dans le fait que l’on se rapprocherait de la température moyenne optimale pour la croissance des champignons pathogènes. Lorsque l’eau vient à manquer et que la vigne se retrouve dans un état de stress hydrique, il y a alors moins de chance qu’il y ait des symptômes. « Il est possible que dans ce cas les champignons souffrent eux aussi, et qu’ils aient plus de mal à se développer », analyse Chloé Delmas.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
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