Un peu plus d’un an après son lancement, le Vitikit FD peine à se faire une place dans le vignoble. Si quelques distributeurs ont été séduits par le concept, notamment dans le Centre, le Charentais, le Bordelais et le pourtour méditerranéen, ils se heurtent au manque d’adhésion des viticulteurs. « Pour l’instant, nous sommes plus dans une phase de communication », illustre Patrick Mandon, de la coopérative charentaise Océalia. Et pourtant, les retours qui lui sont faits par les quelques utilisateurs sont très positifs. « Le but n’est pas de court-circuiter la Fredon, mais de donner une réponse rapide aux adhérents, argue-t-il. Nos levées de doute ont montré dans 100 % des cas qu’il s’agissait en fait de symptômes de bois noir, ce qui a rassuré les utilisateurs. Certains s’en servent également dans le cas d’un achat de foncier. »
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Développer l’idée du test ADN pour repérer les adventices résistantes
Pour Laurent Magnant de chez Phyteurop, la firme devrait commercialiser seulement 200 à 250 tests uniques en 2017. « Le fait de ne pas encore avoir de reconnaissance officielle est un véritable frein, estime-t-il, et nous ne devrions pas en avoir à court terme. Ce qui est dommage, car l’outil est fiable. » Certains distributeurs étrangers se montrent toutefois intéressés par la technologie. « Nous avons eu des demandes en provenance de Suisse et d’Australie, atteste Laurent Magnant, preuve de son potentiel. » En attendant de voir la réglementation française bouger, l’entreprise compte développer le concept de test ADN portatif pour d’autres applications, comme le bois noir et la résistance des adventices aux herbicides.