Aujourd’hui, Biocoop, en soutien à ses producteurs, appelle à un comportement responsable et citoyen pour soutenir la production française en difficulté. La coopérative s’engage, elle, à respecter ses engagements volume et prix pris avant la crise et de prioriser (à quasi 100%) l’origine France. « Toutes les semaines, nous échangeons avec nos groupements de producteurs pour trouver des solutions concrètes aux aléas qu’ils rencontrent. Acter la surveillance des prix pour contrer toute tentative de spéculation est un des points clés. Et, pour les producteurs qui en font la demande, nous pouvons procéder à une anticipation des règlements », précise David Siffert, directeur du secteur fruits et légumes chez Biocoop.
« Les services de Biocoop, notamment fruits et légumes, organisent des points téléphoniques pour relever les problèmes et y remédier le mieux possible. Par exemple, une réunion avec le directeur de l’offre a été organisé pour mettre en avant [en magasin] les produits à forte valeur ajoutée type fraise ou asperges », témoigne Mathieu Lancry, de la coopérative Norabio.
Des à-coups de croissance qui compliquent l’approvisionnement
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Côté commerce, le rayon fruits et légumes chez Biocoop a connu une croissance de 20 % sur les trois dernières semaines de mars (semaines 11 à 13), tiré en particulier par les oranges, les pommes, les avocats, les bananes, les pommes de terre et les kiwis (du 9 au 29 mars).
« Les ventes se stabilisent, précise David Siffert. Ce sont plus les allers-retours de décalage entre la demande et l’offre qui nous impactent. Nous sommes amenés à réajuster très fréquemment nos commandes et cela perturbe les expéditions de nos producteurs. Par exemple, nous avons connu dans la même semaine une croissance de +6% et de +69%. Ces à-coups, associés à de nouveaux modes d’organisation en télétravail, sont les principales difficultés auxquelles nous devons faire face pour l’instant. »