Pouvoir arrêter un feu dans les cinq premières minutes peut éviter l’intervention des pompiers et les gros dégâts. Crédits : © Stéphane Leitenberger (archives)

Malgré un retard d’une quinzaine de jours en raison d’une période fortement pluvieuse, les moissons démarrent. La météo est redevenue clémente. Temps sec et températures élevées ramènent les moissonneuses-batteuses dans les champs. Les machines tournent à plein régime et il ne faut pas négliger le risque incendie.

Pour Luc Pasquier, directeur du marché agricole chez Gan Assurances, la période estivale des récoltes est une période à risques, même si les incendies d’engins agricoles dans des bâtiments, accidentels ou déclenchés par des tiers, sont plus fréquents qu’en extérieur. Pour diminuer le nombre de sinistres, les assureurs rappellent les mesures de prévention.

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Des extincteurs pour intervenir sur le départ de flammes

La première d’entre-elles : « Ayez un extincteur ». Une consigne élémentaire que rappelle Luc Pasquier aux utilisateurs de machines agricoles. Avec 350 agents travaillant auprès des agriculteurs sur 900 pour l’ensemble du territoire, la compagnie d’assurance se place au 5e rang des assureurs français de la profession agricole.

La mise en place d’extincteurs sur les engins agricoles s’appuie « sur les textes du code du travail et les arrêtés en vigueur dans les départements, » observe l’association de développement agricole et rural Trame avec le Bureau de coordination du machinisme agricole (BCMA). L’article R 4312-1 définit les règles concernant les extincteurs. « En fonction des risques prévisibles lors de l’utilisation, la machine doit, si ses dimensions le permettent : soit permettre la mise en place d’extincteurs facilement accessibles, soit être munie de systèmes d’extinction faisant partie intégrante de la machine, » stipule le code du travail.

Partenariat avec des constructeurs

Pour délivrer ses messages de prévention l’assureur Gan édite des fiches techniques qui sont diffusées aux clients par les agents généraux. La compagnie propose aussi une liste de prestataires et développe des partenariats avec certains fournisseurs d’équipements.  

C’est ainsi que l’assureur développe un partenariat national avec Desautel pour augmenter le niveau d’équipement en extincteurs de ses assurés agriculteurs.  Le groupe travaille aussi avec Quanturi HayTech pour l’équipement en sondes connectées pour détecter l’échauffement dans les bottes de foin, une cause fréquente de départ d’incendie.

Un tracteur équipé d’une cuve de 600 l d’eau

 

Anthony Parisse, en charge des relations avec les prestataires agricoles, a mis également un partenariat en place avec l’entreprise Gam Agri Pièces. Le constructeur propose un équipement de lutte contre les incendies. Il s’agit d’une cuve de 600 litres installée à l’avant du tracteur qui alimente une pompe de 70 l /minute. Un tuyau de 20 m de long est relié à un diffuseur haute pression. L’ensemble représente un investissement de 3500 euros HT. L’objectif est de faire connaître cet équipement à la France entière. Le partenariat ne prévoit pas d’accord financier mais, « au cas pas cas, Gan Assurances pourra étudier un projet d’aide personnalisée, » assure Luc Pasquier.

 

Lire aussi dans Réussir Machinisme « Gam Agri Pièces : des solutions pour lutter contre les incendies »

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« C’est un équipement qui s’est développé depuis deux ans, suite à de nombreux départs d’incendies en 2019, » commente Luc Pasquier. Les moissonneuses-batteuses et les presses sont les matériels les plus sensibles aux risques de départ de feu. .

 

L’extincteur permet d’intervenir très rapidement sur un départ de feu. Avec un tracteur équipé d’une cuve sur le chantier de moisson ou de paille, les capacités d’extinction de l’incendie sont plus importantes.

 

« La culture du risque se développe chez les agriculteurs »

 

Grâce à ces actions de communication et de prévention « la sensibilité au risque des agriculteurs augmente, » observe Luc Pasquier. « La culture du risque n’est pas un réflexe quotidien des agriculteurs » mais « cela progresse nettement» ajoute-t-il. Une évolution positive avec encore des marges de progrès. Les incendies ne sont pas les seuls risques estivaux. Les accidents de la route impliquant des engins agricoles connaissent eux aussi un pic au moment des moissons.

 

 

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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