Les Assises de l'Origine, pour leur dixième anniversaire, ont fait le point sur la situation des signes de qualité et d'origine dans l'avenir. Les différents intervenants se sont accordés à dire que les AOP et IGP sont un concept résolument moderne. Il n'en demeure pas moins que dans un contexte de flambée des prix, de pouvoir d'achat en baisse et d'attentes sociétales fortes, il faut se montrer vigilant et se situer dans quelques axes prioritaires. Ainsi, les AOP doivent se regrouper à la fois pour montrer leur force, mais aussi aider les pays émergents à constituer leur propre réglementation
«C'est une des missions de l'Inao d'aider à faire naître des systèmes semblables aux nôtres dans des pays qui ont un potentiel important», a déclaré Michel Prugue, Président de l'Inao.
Une autre priorité consiste à répondre aux attentes sociétales, plus particulièrement dans les domaines de l'environnement et du développement durable :
« Un des moyens de retrouver de la différenciation dans un monde où la traçabilité est devenue une priorité et qui a permis aux standards agroalimentaires de progresser fortement » a souligné Egizio Valceschini, directeur de recherche à l'Inra.
«Le problème : fidéliser»
Troisième axe d'importance considérable : la communication.
«Le problème n'est pas de vendre, mais de fidéliser, a martelé Serge Gay, directeur métiers de bouche d'Auchan.
Mais ceci passe par la différenciation car la connaissance des logos n'est que de l'ordre de quelques pourcents. Nous avons un gros travail en commun avec les producteurs en cours».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Michel Barnier qui concluait ces assises s'est montré très
«protecteur» de ce type d'agriculture :
« Je parle avec véhémence car le débat existe entre ceux qui veulent préserver la PAC et ceux qui veulent la démolir. Je vais défendre cette politique car elle est symbolique de nos productions qui apportent les goûts, les couleurs, et les saveurs à la différence de l'agriculture aseptisée. »
Un seul regret, la durée trop courte des Assises qui n’a pas permis d'approfondir le livre vert avec David Thual, consultant lobbyiste à Bruxelles, présent à la tribune.