Les prix des céréales françaises ont fini la semaine sur une note de stabilité globalement, le blé tendre se montrant toutefois légèrement baissier sur les zones portuaires de Rouen et de La Pallice. Les inquiétudes persistent quant au développement des cultures de céréales au niveau de la zone mer Noire (Ukraine et Russie principalement) et en Australie où la sécheresse entame le potentiel de production du pays.
Les cours du maïs et de l'orge fourragère hexagonaux n'ont pas évolué par rapport à la veille sur leur marché physique respectif.
En France, les précipitations, nombreuses et importantes ces derniers jours, font naître des craintes également. Selon le dernier bulletin Céré'Obs, les parcelles de blé évoluent dans des conditions bonnes à très bonnes pour 79% d'entre elles (-1% par rapport à la semaine dernière). En orge d'hiver et de printemps, les conditions bonnes à très bonnes s'affichent respectivement à 79% (-1%) et 75% (sans variation). En revanche, le maïs a vu ses conditions de culture se dégrader davantage, affichant un taux de conditions bonnes à très bonnes dans seulement 77% des parcelles contre 84% la semaine passée.
Les opérateurs seront attentifs à la publication du rapport de l'USDA mardi en fin de journée. Une baisse des estimations de production sur la région mer Noire est attendue. Sur le marché à terme de Chicago, le blé états-unien clôturait en baisse tandis que le maïs progressait légèrement vendredi.
Marchés physiques français du 8 juin 2018 (base juillet pour les céréales)
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