L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 3 et le 6 janvier 2025, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les prix du blé ont cédé du terrain sur Euronext entre le 3 et le 6 janvier, ce qui s’est répercuté sur le marché physique français du blé tendre et de l’orge fourragère. Ceux du maïs ont clôturé la séance stables à en légère baisse. Sur ces deux produits, la hausse de la monnaie unique européenne a pénalisé la compétitivité à l’export.
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À l’inverse, le repli du dollar face aux autres monnaies dopait les cours des céréales états-uniennes. Le bléclôturait en hausse sur le CBOT à Chicago, ainsi qu’à Kansas City et Minneapolis. En blé d’hiver, des inquiétudes sur les températures hivernales dans l’État du Kansas, qui concentre une grande partie de la production, jouaient également à la hausse. Les températures restent très faibles, jusqu’à -20°C dans certaines zones des États-Unis. De plus, les précipitations restent rares et les sols secs, rapportait l’USDA dans son bulletin météorologique. Des chiffres d’exportations hebdomadaires supérieurs aux attentes en blé ont aussi soutenu les prix. En Inde, le pays pourrait avoir à nouveau recours aux importations. Les disponibilités en blé pour les meuniers sont en effet de plus en plus rares, et les coûts élevés, si bien que les moulins ne travaillent plus à pleine capacité, rapporte Reuters. Le gouvernement avait pourtant abaissé les stocks autorisés pour les meuniers afin d’améliorer la circulation de la marchandise au mois de décembre. Cela a également apporté du soutien aux cours du blé états-unien.
Les prix du maïs s’affichaient en hausse sur le CBOT à Chicago, soutenus comme le blé par la baisse du dollar. Les mesures de taxation prévues par Donald Trump pourraient finalement concerner moins de produits et destinations que prévu, ce qui a pesé sur le billet vert. Les exportations hebdomadaires de maïs ressortaient dans les attentes ; le total cumulé sur la campagne atteignant 24,5 % de plus que lors de la campagne précédente, selon l’USDA. Enfin, les conditions sèches en Argentine continuent d’orienter les prix du maïs à la hausse. En Ukraine, la demande en maïs était présente mais limitée ces dernières semaines, ce qui a maintenu les prix stables, selon Ukragroconsult.
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Commerce international :
États-Unis, blé, exportations : 412 342 t pour la semaine se terminant le 2 janvier (source : USDA)
États-Unis, maïs, exportations : 847 463 t la semaine se terminant le 2 janvier, soit -6,6 % d’une semaine sur l’autre et -22,4 % par rapport à la même période en 2023-2024 ; pour un cumul de 16,236 Mt sur la campagne en cours (source : USDA)
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